Claire LAMINE

Une AMAP, ou Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, regroupe des consommateurs autour d’un producteur local.
Sur la base d’un contrat d’engagement durable, le producteur s’engage à fournir à ces consommateurs un «panier » par semaine, généralement de légumes. De son côté, le consommateur accepte de payer par anticipation et de participer à la mise en vente de la production.
- Comment fonctionne ce système ? Quel est le rôle de chacun des intervenants ?
- Quels impacts peut avoir ce système sur les pratiques de consommation et de production ?
- Une AMAP doit-elle être bio ?
- Enfin, quelle est la puissance politique potentielle de ce mouvement ?
Basé sur un travail d’enquête mené par des chercheurs de l’INRA, cet ouvrage présente de façon claire et concise les principes de cette forme alternative de consommation et de production. Il explique en quoi elle peut avoir un effet de levier sur l’évolution du système agroalimentaire, et les possibilités d’extension de ces structures.
Le premier livre sur le sujet, pour tous ceux qui s’intéressent à la qualité de leur alimentation, à la production agricole, et aux circuits locaux de commercialisation.
Le site national des AMAP: http://www.reseau-amap.org/
Un site sympa pour le Nord Pas de Calais: http://www.amap5962.org/-Ressources-et-partenaires-
Sociologue au sein de l’unité Eco-Innov de l’Institut National de Recherches Agronomiques (INRA) depuis 2005, Claire Lamine a soutenu une thèse à l’EHESS sur l’alimentation biologique. Auteur de plusieurs ouvrages et articles, elle travaille sur les systèmes agro-alimentaires alternatifs, l’agriculture biologique et la protection intégrée.
ISBN 978 2 913492 51 6
140 p. – Format 12×22 cm – 14 €
« Les AMAP doivent mener à bien l’analyse politique globale de leur potentialité afin de pleinement contribuer à la relocalisation de la production et de la consommation alimentaires. »
Claire Lamine dans Campagne Solidaire, oct. 2007
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Bonjour,
Il y a plusieurs erreurs dans la présentation des AMAP ci-dessus, et une interprétation erronée: les chercheurs, tenus par un engagement éthique très formel, doivent faire attention de ne pas « dériver » par rapport à la réalité qu’ils doivent analyser suivant des protocoles et qu ils doivent faire valider par des pairs.
En effet, Une AMAP ne regroupe pas des consommateurs « autour d’un producteur »,comme des brebis autour d’un berger, mais est constituée par un partenariat consommateur-producteur, ce partenariat, même si ça ne plait pas à la Conf’, est construit à l’initiative des consommateurs qui choisissent le type d’exploitation convenant à leur projet.
En outre, les consommateurs ne participent pas à la vente des produits, mais à leur distribution: en effet , les produits sont déjà vendus du fait du contrat d’engagement et la souscription d’un abonnement avant le début de la saison.Il n’y a donc rien à vendre dans une AMAP, à ne pas confondre avec un marché où l’on déballe ses produits ou une supérette ou une vente à la ferme!!
Enfin, les sociologues et les autres chercheurs en sciences sociales doivent faire attention à la précision de leur écriture: c’est la société qui imprime sa vision aux agriculteurs et non pas le contraire.
Dans certaines régions de France, leur nombre va descendre au dessous de 1 % ( qui est aussi un seuil de rupture psycho sociologique) et ils sont ultra minoritaires en espace rural.
Beaucoup d’ailleurs refusent a priori le systéme de contrat des AMAP, préférant une sorte de marché libéral où ils fixent leur prix,mais en fait influencés par les marché de gros y compris en bio,il n’est pas sûr qu ils aient totalement raison notamment si les fermes du milieu ( 35-80 HA) se mettent à l’avenir dans la vente directe et la transformation à la ferme, anticipant la fin des aides européennes à la production.
Envoyé par PELATAN, Mercredi 2 janvier 2008|