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	<title>Le blog des éditions Yves Michel &#187; Yves Michel</title>
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	<description>Le blog des éditions Yves Michel, éditeur précurseur.</description>
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		<title>La voie du développement durable est pavée de bonnes intentions</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Jul 2010 10:27:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Michel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets des Invités]]></category>
		<category><![CDATA[Espace Acteurs Sociaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Hervé Gouil, auteur de Réapprendre à coopérer, à paraître en octobre 2010
Il y a sans conteste un côté angélique à la vision d&#8217;un développement économique, social et écologique, dans lequel ces trois dimensions seraient harmonisées au meilleur profit de l&#8217;humanité tout entière.
Nous avons sans doute besoin d&#8217;une vision et d&#8217;une volonté pouvant améliorer tout ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hervé Gouil, auteur de <a href="http://www.yvesmichel.org/webmaster/a-paraitre/reapprendre-a-cooperer">Réapprendre à coopérer</a>, à paraître en octobre 2010</p>
<p>Il y a sans conteste un côté angélique à la vision d&#8217;un développement économique, social et écologique, dans lequel ces trois dimensions seraient harmonisées au meilleur profit de l&#8217;humanité tout entière.<br />
Nous avons sans doute besoin d&#8217;une vision et d&#8217;une volonté pouvant améliorer tout ce qui peut l&#8217;être dans notre environnement tant social que biophysique. Cependant, le vieux dicton qui nous dit que  l&#8217;enfer est pavé de bonnes intentions, nous alerte sur ce qui pourrait être potentiellement infernal dans cette nouvelle et sans doute utile utopie du développement durable.<br />
Plus précisément, cette question nous amène à examiner trois paradoxes complémentaires :<br />
-La nécessité et le risque de l&#8217;idéalisation<br />
-Le besoin et le danger d&#8217;une projection à long terme<br />
-L’obligation et l&#8217;impossibilité de penser le bonheur des autres<span id="more-884"></span></p>
<p>Depuis Thomas More, l&#8217;utopie est devenue à la fois un genre littéraire prisé et l&#8217;objet de procès, souvent qualifiés  d’ailleurs  « de procès  d&#8217;intention ».<br />
A travers  l&#8217;utopie, s’exprime la recherche d’une société idéale inscrite dans un univers lointain et imaginaire. Cet exotisme temporel ou géographique rend plus acceptables ou moins violentes les critiques en creux adressées à  la société contemporaine.<br />
Tout se passe comme si la notion de développement durable renouait avec la tradition, en parlant de l&#8217;intérêt des générations futures et d’un objectif idéal, permettant parfois aux consommateurs et entreprises les plus concernés de se projeter  dans une action vertueuse, sans passer par la case cruelle de l&#8217;autocritique.<br />
Mais les apports de la psychanalyse et de la psychosociologie éclairent d&#8217;autres aspects de l&#8217;idéalisation.<br />
Ainsi les travaux de Winnicott et de Mélanie Klein, notamment,  montrent le rôle de l&#8217;idéalisation de l&#8217;objet dans les stratégies de défense du petit enfant. Pour se sentir en sécurité alors qu&#8217;il perçoit bien les menaces auxquelles l’exposent sa faiblesse et sa dépendance, le petit humain dès le plus jeune âge a besoin d’idéaliser ceux qui ont pouvoir sur lui, et d’abord ses parents, sans doute d&#8217;autant plus que ses géniteurs s&#8217;écartent d&#8217;un modèle  de mère « suffisamment bonne » et de père « suffisamment présent ». Puis,  l&#8217;objet transitionnel (le doudou) viendra se substituer symboliquement à l&#8217;être idéalisé, pour permettre à l&#8217;enfant d&#8217;envisager un rapport au monde sous la protection de se référent rassurant. Notons au passage l&#8217;importance des contes de fées, pour fournir des figures idéales d&#8217;identification, principalement lorsque la déficience des adultes est majeure. (Dans ce cas-là seule leur déficience est majeure).<br />
Pour Chantal lebrun (cf. «  l’être créateur du futur »), les valeurs représentent également une forme d’objet transitionnel , un élément stable nécessaire pour que le reste puisse bouger. « Pour qu&#8217;il y ait du changement, il faut du non changement. Et un système de valeurs représente ce point fixe »<br />
Tout se passe donc comme si le concept de développement durable (et son succès semble confirmer cette observation) jouait ce rôle d&#8217;objet idéal permettant d&#8217;envisager une forme de relation au monde constructif et positif, alors que la simple analyse des difficultés réelles pourrait faire sombrer plus d&#8217;un dans l&#8217;angoisse, le désespoir ou le cynisme.<br />
Il est cependant utile de prendre conscience des limites voire du risque de l&#8217;idéalisation. Pour reprendre un autre parallèle audacieux avec le développement de l&#8217;individu, on note que les humains semblent avoir également tendance à tomber amoureux, en idéalisant  l&#8217;autre, ou plutôt en projetant sur l’autre les caractéristiques d&#8217;un objet idéalisé. On voit peut-être mieux à travers cet exemple les risques de cette idéalisation. Non seulement l&#8217;écart entre cette projection et la personne réelle peut être sources de vives tensions ou de désillusions, mais, l&#8217;établissement d&#8217;une véritable relation (qu&#8217;on pourrait dire durable ou du moins soutenable) nécessitent de dépasser cette phase d’idéalisation pour apprendre à agir et à aimer en reconnaissant l&#8217;ambivalence de l&#8217;autre et sa propre ambivalence. Ainsi, pour agir avec justesse sur le monde est-il également sans doute nécessaire de l&#8217;aimer tel qu’il est.<br />
En d’autres termes, à trop idéaliser l&#8217;idée du développement durable, nous prenons le risque d&#8217;en faire un doudou rassurant, mais qui nous maintient en amont de l&#8217;action sur le monde, à l’abri relatif d’un système de valeurs abstraites,  d’avantage trahies que traduites dans la réalité.</p>
<p>De même, une autre « porte paradoxe », s’ouvre sur notre relation au temps.<br />
Là encore le besoin de sortir de la dictature du court terme notamment en ce qui concerne l&#8217;économie est difficilement contestable. Cependant, la valorisation du long terme, envisageant notre responsabilité sur les générations futures  a aussi son revers.<br />
Le danger n&#8217;est-il pas en se focalisant sur ce long terme, de ne pas voir les priorités d&#8217;action les plus criantes et de justifier une longue préparation et politique de petits pas, là où l&#8217;urgence nécessiterait une mobilisation massive et immédiate ? Ainsi il est frappant d&#8217;observer qu&#8217;un des points essentiels du rapport Brundtland, (document  de référence pour la diffusion du concept de développement soutenable)  soulignait comme action prioritaire la lutte contre la pauvreté.<br />
Or, cette dimension a disparu de nombreux discours ou de plans de développement durable -notamment de grandes entreprises- alors que les bilans carbones fleurissaient. Nous avons déjà pu montrer l&#8217;importance d’une perspective  long terme pour établir des stratégies de coopération, ou plutôt la nécessité d&#8217;un temps indéterminé pour que les échanges durables réciproques et équilibrés s&#8217;instituent entre les différentes parties prenantes d&#8217;un projet, d&#8217;une communauté ou d&#8217;une société*. Mais attention à ce que ces capacités ne se traduisent pas par une focalisation sur une échéance lointaine, amenant à une myopie sur les besoins qui sont sous notre nez. L&#8217;urgence disait un sage est de planter cet qui met le plus de temps à pousser. Certes,  mais cette sagesse n’est complète que si l&#8217;on est également capable d&#8217;agir ici et maintenant pour répondre à un besoin immédiat.<br />
Cette exigence d’action de chacun à son niveau est  illustrée par l’histoire indienne de la forêt tropicale en feu. Un de ses habitants, un frêle colibri, va remplir son minuscule bec d’eau pour déverser quelques gouttes sur les flammes de l’incendie. Un grand oiseau lui demande : « mais que crois-tu faire là ? » Et le colibri de répondre : « je fais ma part ».</p>
<p>Enfin, le troisième paradoxe nous ramène à une polémique encore plus triviale sur le rôle de l&#8217;utopie et des utopistes. Le développement durable revalorise une forme de solidarité entre  l&#8217;ensemble des habitants de la planète non seulement nos contemporains, mais aussi avec ceux qui  y habiteront demain.<br />
Pourtant, il n&#8217;est pas besoin de revenir sur le drame de révolutions initiées pour le bien des peuples et dévoyées dramatiquement  dès le début par l’usage de moyens contradictoires (la violence, le goulag l&#8217;exécution, l&#8217;élimination&#8230;) pour y parvenir. L&#8217;exemple plus proche,  et  moins tragique, illustré il y a quelques années par un reportage du magazine Thalassa y suffit.<br />
En remontant la piste de la prolifération des  algues vertes sur certaines plages des Côtes-d&#8217;Armor,  on découvrait le penchant naturel de parents à penser au bonheur  leurs enfants, et les conséquences de l&#8217;erreur magistrale consistant à penser le bonheur  de ses enfants.<br />
Pour faire vite, on comprenait que l&#8217;agriculture intensive et notamment la concentration de l&#8217;élevage de porcs sur certaines surfaces étaient largement motivées par la volonté de construire des exploitations rentables permettant aux enfants de s&#8217;installer et de reprendre l&#8217;exploitation dans de bonnes conditions économiques.<br />
Or l&#8217;image de pollueurs, conséquence de ce type de développement  -et responsable entre autre du régime « survitaminé » et azoté  profitant tant aux Ulva armoricana et Ulva rotundata plus familièrement nommées «algues vertes » -servait au contraire de repoussoir aux enfants, honteux d&#8217;avouer dans la cour d&#8217;école que leurs parents étaient éleveurs de porcs ou agriculteurs,  puis de songer à cette profession dans leur choix d&#8217;orientation.<br />
Non seulement ces bonnes intentions n&#8217;avaient pas permis de voir les enfants reprendre les exploitations, mais elles avaient contribué à les en éloigner comme peut-être à limiter leurs capacités d&#8217;emploi dans la région, notamment face aux menaces que la pollution représente pour l&#8217;activité touristique.<br />
Le meilleur service que nous pouvons rendre aux générations futures ne se présente sans doute pas sous la forme d&#8217;un sacrifice, ni sur la construction d&#8217;un monde que nous aurions conçu pour eux.<br />
Comme le disait Sénèque dans ses lettres à Lucius, « réjouis-toi toi-même, c&#8217;est ton premier devoir ». La meilleure façon de voir peut-être un développement plus soutenable se mettre en œuvre nécessite sans doute d&#8217;abord de le construire joyeusement, en laissant l&#8217;espace aux autres et notamment aux plus jeunes pour inventer leur part et ouvrir de nouvelles voies.<br />
C&#8217;est peut-être un peu frustrant pour certaines générations qui peuvent se trouver davantage dans un rôle de passeur ou de facilitateur que de concepteur. Mais, pour que la voie du développement durable ne soit pas « une autoroute vers l&#8217;enfer », pour plagier en exagérant un titre du vieux mais toujours actif groupe ACDC, l’ABC du développement durable comporte sans doute ces trois recommandations :<br />
-Contentons-nous d&#8217;un idéal flou et suffisamment lumineux pour éclairer nos actions, sans nous aveugler sur l&#8217;ambivalence des situations actuelles.<br />
-Intégrons l&#8217;action dans un temps indéterminé pour favoriser les coopérations au long cours, sans que la préoccupation du long terme ne soit   prétexte à détourner le regard des urgences, notamment sociales.<br />
-Préférons un enthousiasme communicatif et un égoïsme intelligent à une vision sacrificielle ou autoritaire.  Ce qui revient à  se préoccuper  de la qualité de sa propre vie, en conscience qu’on ne peut pas être heureux sans les autres.<br />
mars 2009</p>
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		<title>Les dettes et les déficits &#8211; La monnaie en général et l’euro en particulier &#8211; aspects techniques présentés lors du colloque M’PEP du 26 juin 2010</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 06:56:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Michel</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Espace Économie Alternative]]></category>

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		<description><![CDATA[ASPECTS TECHNIQUES présentés au colloque &#171;&#160;COMMENT SORTIR DE LA CRISE DE L’UNION EUROPÉENNE&#160;&#187;
Organisé par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) le 26 juin 2010 à Paris
* LES DETTES ET LES DÉFICITS : quelques rappels et définitions par André-Jacques Holbecq, chercheur indépendant Visionnez la vidéo !

* LA MONNAIE EN GÉNÉRAL ET DE L’EURO EN PARTICULIER : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>ASPECTS TECHNIQUES présentés au colloque &laquo;&nbsp;COMMENT SORTIR DE LA CRISE DE L’UNION EUROPÉENNE&nbsp;&raquo;<br />
Organisé par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) le 26 juin 2010 à Paris</p>
<p>* <a title="André-Jacques HOLBECQ" href="http://www.m-pep.org/spip.php?article1722" target="_blank">LES DETTES ET LES DÉFICITS : quelques rappels et définitions par André-Jacques Holbecq, chercheur indépendant Visionnez la vidéo !<br />
</a><br />
* LA MONNAIE EN GÉNÉRAL ET DE L’EURO EN PARTICULIER : quelques rappels et définitions par Samuel Schweikert, ingénieur en mécanique</p>
<p>Ayant commencé par une offensive des marchés financiers sur la dette publique de la Grèce, la crise est devenue celle de l’euro puis de l’Union européenne. Va-t-elle s’étendre à l’échelle planétaire ? Quelles sont ses causes profondes ? Que faut-il faire pour en sortir ? Faut-il sortir de l’euro ?</p>
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		<title>Appel pour un &#171;&#160;Greenpeace de la finance&#160;&#187; de la part de députés européens</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 06:48:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Michel</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Espace Économie Alternative]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;initiative de l&#8217;eurodéputé Europe Écologie Pascal Canfin, un appel de parlementaires européens de différents groupes politiques demande à la société civile de s&#8217;organiser pour contrer le lobbying de l&#8217;industrie financière et bancaire.
Cet appel pour un &#171;&#160;Greenpeace de la finance&#160;&#187; a été publié fin juin en France par le Monde.fr  et en Allemagne par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l&#8217;initiative de l&#8217;eurodéputé Europe Écologie <em><strong>Pascal Canfin</strong></em>, un appel de parlementaires européens de différents groupes politiques demande à la société civile de s&#8217;organiser pour contrer le lobbying de l&#8217;industrie financière et bancaire.<br />
Cet appel pour un &laquo;&nbsp;Greenpeace de la finance&nbsp;&raquo; a été publié fin juin en France par <a title="députés européens finance" href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/06/17/pour-un-contre-pouvoir-civil-face-aux-pressions-financieres_1372353_3232.html" target="_blank">le Monde.fr </a> et en Allemagne par le Financial Times Deutschland. <a title="bulletin des Verts" href="http://www.vert-abonnement.info/" target="_blank">Bulletin des Verts</a></p>
<p>Des députés européens en charge de la réglementation financière et bancaire:<br />
<strong>Nous, élus européens en charge de réglementer les marchés financiers et les banques, constatons tous les jours la pression exercée par l&#8217;industrie financière et bancaire pour influencer les lois qui la régissent</strong>. Il n&#8217;est pas anormal que ces entreprises fassent entendre leur point de vue et discutent régulièrement avec les législateurs. Mais l&#8217;asymétrie entre la puissance de ces pressions et l&#8217;absence de contre-expertise nous semble être un danger pour la démocratie.<br />
<span id="more-863"></span><br />
Le lobbying des uns doit en effet être contrebalancé par celui des autres. En matière environnementale et de santé publique, en face des industriels, les organisations non gouvernementales (ONG) ont développé une véritable contre-expertise. Il en est de même en matière sociale entre les organisations patronales et syndicales. Cette confrontation permet aux élus d&#8217;entendre des arguments contradictoires. En matière financière, ce n&#8217;est pas le cas. Ni les syndicats de salariés, ni les ONG n&#8217;ont développé d&#8217;expertise capable de rivaliser avec celle des banques. Il n&#8217;existe donc pas aujourd&#8217;hui de contre-pouvoir suffisant dans la société civile. Cette absence ne nous empêche pas de développer notre propre expertise indépendante de l&#8217;industrie et de faire notre travail, mais cette asymétrie constitue à nos yeux un danger pour la démocratie.</p>
<p>Car cette asymétrie s&#8217;inscrit dans un contexte de forte proximité des élites politiques et financières. Aux Etats-Unis, les liens entre Goldman Sachs et l&#8217;administration fédérale sont connus. Mais en Europe cette proximité n&#8217;est pas moindre. Elle contribue à renforcer la prise en compte des arguments de l&#8217;industrie financière de manière unilatérale et constitue un frein certain à la capacité du personnel politique à prendre des décisions en toute indépendance. Or, l&#8217;absence de réponse politique adéquate à la crise du système financier peut nourrir toute forme de populisme, basé davantage sur l&#8217;émotion que sur la raison.</p>
<p>En tant qu&#8217;élus européens en charge de la réglementation financière et bancaire nous appelons donc la société civile (ONG, syndicats, universitaires, cercles de réflexion…) à s&#8217;organiser pour créer une (ou plusieurs) organisation(s) non gouvernementale(s) capable(s) de développer une contre-expertise sur les activités menées sur les marchés financiers par les principaux opérateurs (banques, compagnies d&#8217;assurances, hedge funds, etc.) et de faire connaître de manière efficace cette analyse aux medias. En tant qu&#8217;élus issus de plusieurs familles politiques, nous pouvons diverger sur les mesures à prendre. Mais nous convergeons pour alerter l&#8217;opinion sur ce risque pour la qualité de la démocratie. En tant que parlementaires européens, nous invitons les élus des parlements nationaux à rejoindre notre appel en se rendant sur le site internet dédié finance-watch.org.</p>
<p>Liste des premiers signataires membres du Parlement européen :</p>
<p>Sophie Auconie (membre de la commission des affaires économiques et monétaires), Burkhard Balz (membre de la commission des affaires économiques et monétaires), Pervenche Berès (rapporteure de la commission spéciale sur la crise financière économique et sociale, présidente de la commission de l&#8217;emploi et des affaires sociales), Udo Bullman (responsable pour le groupe Socialistes et Démocrates dans la commission des affaires économiques et monétaires), Leonardo Domenici (membre de la commission des affaires économiques et monétaires), Pascal Canfin (vice-président de la commission spéciale sur la crise financière économique et sociale), Sergio Gaetano Cofferati (membre de la commission spéciale sur la crise financière, économique et sociale), Elisa Ferreira (membre de la commission des affaires économiques et monétaires, en charge de la gestion de la crise transfrontalière dans le secteur bancaire), Jean-Paul Gauzès (responsable pour le groupe du Parti populaire européen dans la commission des affaires économiques et monétaires, en charge de la directive sur les fonds spéculatifs), Sven Giegold (responsable pour le groupe des Verts-ALE dans la commission des affaires économiques et monétaires, en charge de la directive sur les autorités européennes des marchés financiers), Robert Goebbels (membre de la commission des affaires économiques et monétaires), Thomas Händel (membre de la commission des affaires économiques et monétaires), Charles Goerens (membre de la commission spéciale sur la crise financière, économique et sociale), Eva Joly (présidente de la commission du développement, membre de la commission des affaires économiques et monétaires), Jürgen Klute (responsable pour le groupe Gauche Unitaire Européenne dans la commission des affaires économiques et monétaires), Philippe Lamberts (membre de la commission des affaires économiques et monétaires), Arlene McCarthy (membre de la commission des affaires économiques et monétaires, en charge de la directive sur les fonds propres bancaires), Anni Podimata (membre de la commission des affaires économiques et monétaires), Miguel Portas (vice-président de la commission spéciale sur la crise financière économique et sociale ), Peter Simon (membre de la commission des affaires économiques et monétaires), Dirk Sterckx (membre de la commission des affaires économiques et monétaires)…<br />
Des députés européens en charge de la régle</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Un annuaire des initiatives solidaires : la BDIS</title>
		<link>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-acteurs-sociaux/un-annuaire-des-initiatives-solidaires-la-bdis</link>
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		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 19:57:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Michel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Espace Acteurs Sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Espace Économie Alternative]]></category>

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		<description><![CDATA[Participation, proximité, échange, engagement, solidarité, valorisation des richesses humaines, sociales, culturelles et environnementales … les initiatives de l&#8217;économie sociale et solidaire relèvent de nombreux défis, elles existent localement et se structurent pour apporter des réponses concrètes et innovantes aux problématiques de notre temps : isolement, précarité, mauvaise gestion de l&#8217;environnement, démobilisation &#8230;
Qu&#8217;elles aient une vocation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Participation, proximité, échange, engagement, solidarité, valorisation des richesses humaines, sociales, culturelles et environnementales … <strong>les initiatives de l&#8217;économie sociale et solidaire relèvent de nombreux défis</strong>, elles existent localement et se structurent pour apporter des réponses concrètes et innovantes aux problématiques de notre temps : isolement, précarité, mauvaise gestion de l&#8217;environnement, démobilisation &#8230;</p>
<p>Qu&#8217;elles aient une vocation marchande ou non, les initiatives se multiplient et foisonnent. Chacune s&#8217;applique à relier l&#8217;action à une démarche et à des valeurs particulières en lien avec son territoire: AMAP, CIGALES, SEL, chantier d&#8217;autoproduction, lieux d&#8217;échanges, associations de solidarité, crèche parentale, médias alternatifs, jardin solidaire, culture et participation …</p>
<p><strong>Face à la multiplicité et à la diversité de ces projets, et à la demande croissante du grand public de participer et de s&#8217;impliquer, les acteurs ont souhaité mettre en place <a title="annuaire BDIS" href="http://www.apeas.fr/Acceder-a-la-BDIS" target="_blank">une plateforme d&#8217;information nationale : la BDIS </a>– base de données des initiatives économiques et solidaires.</strong><br />
<span id="more-861"></span>Pour <strong>inscrire votre projet en ligne </strong>c&#8217;est ici : http://www.apeas.fr/Acceder-a-la-BDIS<br />
Pour <strong>suggérer une initiative</strong> c&#8217;est ici : http://www.apeas.fr/Acceder-a-la-BDIS</p>
<p>Les initiatives sont nombreuses et le recensement est un travail de longue haleine, alors bien sûr, toutes ne sont pas encore référencées, mais nous comptons sur la dynamique collective pour soutenir le projet ! Ainsi, chaque initiative peut s&#8217;inscrire en ligne, chacun d&#8217;entre nous peut suggérer un projet et tous nous pouvons faire passer le mot !</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>UN PROJET DE CHARTE ENVIRONNEMENTALE DES EDITEURS: les éditeurs écolo-compatibles</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 16:13:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Michel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Billets Yves Michel]]></category>
		<category><![CDATA[Espace Écologie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.yvesmichel.org/?p=859</guid>
		<description><![CDATA[Il n&#8217;existe à ce jour aucun label &#171;&#160;bio&#160;&#187;, &#171;&#160;écolo&#160;&#187; ou &#171;&#160;solidaire&#160;&#187; concernant l&#8217;édition des livres ou des revues.
Se retrouvent donc côte à côte en librairie, sans aucun signe distinctif, des livres pourtant très différents : certains ont été imprimés à plusieurs milliers de kilomètres sur des papiers issus de la destruction de forêts primaires, les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il n&#8217;existe à ce jour aucun label &laquo;&nbsp;bio&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;écolo&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;solidaire&nbsp;&raquo; concernant l&#8217;édition des livres ou des revues.</p>
<p>Se retrouvent donc côte à côte en librairie, sans aucun signe distinctif, des livres pourtant très différents : certains ont été imprimés à plusieurs milliers de kilomètres sur des papiers issus de la destruction de forêts primaires, les auteurs ne sont pas toujours nommés  ni rémunérés en droits d&#8217;auteur ; <strong>d&#8217;autres livres ont fait l&#8217;objet à toutes les étapes de leur vie d&#8217;une attention extrême portée à leur impact sur l&#8217;environnement.</strong></p>
<p>Les <a title="éditeurs écolo-compatibles" href="http://www.leseec.org/leseec/index.php?option=com_content&amp;view=section&amp;layout=blog&amp;id=2&amp;Itemid=3" target="_blank">éditeurs écolo-compatibles</a> souhaitent proposer par ce document <strong>une charte &laquo;&nbsp;à minima&nbsp;&raquo;</strong> afin d&#8217;indiquer au lecteur que le livre présenté répond à une série de critères sociaux et environnementaux.<br />
<span id="more-859"></span>Ce projet de charte est officiellement proposé par les éditeurs écolo-compatibles à l&#8217;occasion du 30e salon du livre de Paris.</p>
<p>Les éditions Yves MICHEL sont co-fondatrices et souscrivent aux critères ci-dessous. Lorsque vous achetez un livre, vérifiez-vous le lieu d&#8217;impression et la qualité du papier ?</p>
<p>Le collectif invite tout confrère éditeur sensible à ces questions environnementales et sociales à rejoindre la discussion.</p>
<ul>
<li> Fabrication</li>
</ul>
<p>* à moins de 500 km des lieux de stockage.<br />
* sur des papiers 100% recyclés et non blanchis ou labellisés FSC ou PEFC.<br />
* chez des imprimeurs labellisés imprim&#8217;vert, certifiés ISO14001 ou signataires de la charte &laquo;&nbsp;print environnement&nbsp;&raquo;.</p>
<ul>
<li>Vis-à-vis des auteurs</li>
</ul>
<p>* l&#8217;édition est réalisée à compte d&#8217;éditeur, l&#8217;auteur perçoit une rémunération basée sur les ventes ou le nombre d&#8217;exemplaires imprimés.<br />
* les contrats d&#8217;auteurs ne comprennent pas de clause d&#8217;exclusivité ou d&#8217;obligation de présentation des projets : les auteurs sont libres. Je ne mettrais pas ce critère; autant que possible j&#8217;inclus la clause de préférence dans mes contrats, pour plusieurs raisons. Y.M.&#8211;Yves Michel 2 mars 2010 à 20:53 (UTC)<br />
* le nom des auteurs est clairement indiqué.</p>
<ul>
<li>Redistribution et non destruction</li>
</ul>
<p>* en cas de mévente, les livres ne sont pas pilonnés mais partent dans des circuits de don ou de distribution alternative.<br />
* dans le cas de documents comprenant des informations périmées (revues, catalogues, agenda&#8230;) la destruction est réalisée dans des filières assurant un recyclage intégral.</p>
<ul>
<li>Structure éditrice</li>
</ul>
<p>* la structure est majoritairement détenue par des personnes physiques.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Claude Allegre attaque Politis, qui le dérange: soutenons Politis !</title>
		<link>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-societe/claude-alegre-attaque-politis-qui-le-derange-soutenons-politis</link>
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		<pubDate>Mon, 05 Jul 2010 20:35:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Michel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets Yves Michel]]></category>
		<category><![CDATA[Espace Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Claude Allegre s&#8217;est fait un fonds de commerce médiatique en contestant les travaux portant sur le réchauffement climatique, et il faut reconnaître que c&#8217;est un choix marketing fertile. Or, en réponse au poil à gratter que lui lançait à juste titre l&#8217;hebdo Politis,  il les attaque en justice pour &#171;&#160;diffamation publique envers un fonctionnaire public&#160;&#187;.
Comme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Claude Allegre s&#8217;est fait un fonds de commerce médiatique en contestant les travaux portant sur le réchauffement climatique, et il faut reconnaître que c&#8217;est un choix marketing fertile. Or, en réponse au poil à gratter que lui lançait à juste titre l&#8217;hebdo Politis,  il les attaque en justice pour &laquo;&nbsp;diffamation publique envers un fonctionnaire public&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Comme l&#8217;écrit Denis Sieffert, rédac chef de Politis dans son n°1103, &laquo;&nbsp;<strong>Claude ALLEGRE est un représentant caricatural du productivisme et dévot du progrès; il aimerait faire taire Politis&#8230;</strong>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Hé bien, <strong>j&#8217;exprime toute ma solidarité à Politis</strong>, et je plaide pour ouvrir le débat du technoscientisme ! <a title="pétition ALEGRE POLITIS" href="http://www.politis.fr/Proces-Allegre-signez-la-petition,10573.html" target="_blank">Signez ici la pétition !</a> En effet, cette idéologie qui prétend tout résoudre par les technosciences ou &laquo;&nbsp;le progrès&nbsp;&raquo; a fait assez de dégâts irréparables sur cette bonne vieille planète: STOP !</p>
<p>Interrogeons ses fondamentaux, découvrons comment elle s&#8217;est instillée dans nos consciences et installée au pouvoir en occident, et démontons la !</p>
<p>Pour celà, je vous conseille vivement la lecture d&#8217;un de nos ouvrages: <a title="technoscientisme" href="http://www.yvesmichel.org/admin/espace-societe/le-technoscientisme-le-totalitarisme-contemporain" target="_blank">LE TECHNOSCIENTISME, LE NOUVEAU TOTALITARISME</a>, de Marc Atteia; après une partie philosophique, il prend comme exemples &laquo;&nbsp;la ville&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;l&#8217;industrie nucléaire&nbsp;&raquo;: un vrai travail d&#8217;historien, mais aussi de militant, une référence.</p>
<p>Yves MICHEL</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le culte des marché financiers&#8230; sur notre dos !</title>
		<link>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-economie-alternative/le-culte-des-marche-financiers-sur-notre-dos</link>
		<comments>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-economie-alternative/le-culte-des-marche-financiers-sur-notre-dos#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 13:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Michel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Espace Économie Alternative]]></category>

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		<description><![CDATA[Presque tous les dirigeants politiques, qu’ils soient de la gauche traditionnelle ou de la droite, qu’ils soient du Sud ou du Nord, vouent  un véritable culte au marché, aux marchés financiers en particulier. Il faudrait plutôt dire qu’ils fabriquent une religion du marché.
Chaque jour, une messe est dite pour honorer le dieu Marché dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Presque tous les dirigeants politiques, qu’ils soient de la gauche traditionnelle ou de la droite, qu’ils soient du Sud ou du Nord, vouent  un véritable culte au marché, aux marchés financiers en particulier. Il faudrait plutôt dire qu’ils fabriquent <strong>une religion du marché</strong>.</p>
<p>Chaque jour, une messe est dite pour honorer le dieu Marché dans chaque foyer muni d’une télévision ou d’une connexion internet, au moment où l’on  rend compte de l’évolution des cotations en Bourse et des attentes des  marchés financiers. Le dieu Marché envoie des signaux par la voix du journaliste économique ou du chroniqueur financier.</p>
<p>Début d&#8217;<a title="religion du marché" href="http://www.legrandsoir.info/La-religion-du-marche.html" target="_blank">un article d&#8217;Eric TOUSSAINT</a>, un chercheur, économiste et écrivain que j&#8217;apprécie. Y.M.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Dans quelques jours, les DIALOGUES EN HUMANITE à LYON 2 au 4 juillet !</title>
		<link>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-societe/dans-quelques-jours-les-dialogues-en-humanite-a-lyon-2-au-4-juillet</link>
		<comments>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-societe/dans-quelques-jours-les-dialogues-en-humanite-a-lyon-2-au-4-juillet#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Jun 2010 12:31:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Michel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Espace Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Je vous incite vivement à participer à cet événement unique à Lyon: 3 jours de rencontres avec des personnalités éminentes du changement de société, de nombreux pays, bref la crème des acteurs du changement !
Et dans le cadre très vert du Parc de la Tête d&#8217;Or, c&#8217;est très agréable et détendu&#8230;
Voyez le programme ici: programme
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je vous incite vivement à participer à cet événement unique à Lyon: 3 jours de rencontres avec des personnalités éminentes du changement de société, de nombreux pays, bref la crème des acteurs du changement !</p>
<p>Et dans le cadre très vert du Parc de la Tête d&#8217;Or, c&#8217;est très agréable et détendu&#8230;</p>
<p>Voyez le programme ici: <a title="Dialogues en humanité" href="http://dialoguesenhumanite.free.fr/" target="_blank">programme</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Grande rencontre de créatifs culturels en Belgique 25/09/2010</title>
		<link>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-acteurs-sociaux/grande-rencontre-de-creatifs-culturels-en-belgique-25092010</link>
		<comments>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-acteurs-sociaux/grande-rencontre-de-creatifs-culturels-en-belgique-25092010#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Jun 2010 06:35:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Michel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Espace Acteurs Sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Espace Société]]></category>
		<category><![CDATA[Etes-vous "Créatif culturel" ?]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.yvesmichel.org/?p=818</guid>
		<description><![CDATA[RASSEMBLEMENT CONVIVIAL ET FESTIF:  Grande Rencontre 2010 de Créatifs Culturels en Belgique
Pour retrouver celles et ceux qui regardent dans la même direction que  vous !
Samedi 25 septembre 2010 de 10h à 18h32 à l&#8217;Abbaye de Floreffe
(à moins d&#8217;une heure de Bruxelles, covoiturage organisé)
L&#8217;année dernière, près de 500 personnes se sont joyeusement rassemblées à Louvain-la-Neuve [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>RASSEMBLEMENT CONVIVIAL ET FESTIF</strong>:  Grande Rencontre 2010 de <a title="créatifs culturels Belgique" href="http://www.creatifsculturels.be/" target="_blank">Créatifs Culturels en Belgique</a><br />
Pour retrouver celles et ceux qui regardent dans la même direction que  vous !<br />
<strong>Samedi 25 septembre 2010 de 10h à 18h32 à l&#8217;Abbaye de Floreffe</strong><br />
(à moins d&#8217;une heure de Bruxelles, covoiturage organisé)</p>
<p><strong><em>L&#8217;année dernière, près de 500 personnes se sont joyeusement rassemblées à Louvain-la-Neuve pour une rencontre entre créateurs de culture. Cette année, nous devrions être plus nombreux encore…</em></strong><br />
&laquo;&nbsp;J&#8217;y étais, et je peux témoigner de l&#8217;extraordinaire créativité et conscience de nos voisins belges ! Allez-y !&nbsp;&raquo; Yves Michel</p>
<p><strong><span id="more-818"></span>Objectifs de la journée</strong><br />
Les rencontres CC ont comme objectif de favoriser le contact entre des créateurs de culture, de manière à leur donner le sentiment de faire partie &laquo;&nbsp;d&#8217;une même famille&nbsp;&raquo;, la possibilité de faire l&#8217;expérience de la nouvelle société que nous souhaitons, et de participer à l&#8217;émergence concrète d&#8217;une nouvelle culture.<br />
Cette année, la journée sera axée sur la rencontre et aussi sur la thématique &laquo;&nbsp;Economie créative&nbsp;&raquo;. Des ateliers seront proposés, certains plus généraux sur le rôle de l&#8217;économie, de l&#8217;argent, les dérapages actuels etc., d&#8217;autres plus ciblés vers les très nombreuses possibilités de, individuellement, adopter au quotidien un comportement plus responsable en ces matières.</p>
<p>Venez vivre l&#8217;émergence d&#8217;une société plus responsable, solidaire et durable</p>
<p>=&gt;Visionner la vidéo de l&#8217;an dernier : <a title="créatifs culturels rencontre 2009" href="http://www.creatifsculturels.be/video09.html" target="_blank">cliquez ici</a><br />
=&gt; Télécharger le Folder : <a title="rencontre 2010" href="http://www.creatifsculturels.be/rencontre2010.htm" target="_blank">cliquez ici</a><br />
<strong>Une rencontre sans « Têtes d’affiche »</strong><br />
L&#8217;objectif de la journée est de nous rencontrer entre pairs, d&#8217;apprendre les uns des autres, et non d&#8217;écouter l&#8217;une ou l&#8217;autre personne connue partager sa connaissance ou son expérience. C&#8217;est la raison pour laquelle les organisateurs de la journée n&#8217;ont pas fait appel à une ou plusieurs de ces &laquo;&nbsp;locomotives&nbsp;&raquo; assurant d&#8217;habitude le succès de foule. Nous faisons le pari que les créatifs culturels ont vraiment envie et besoin d&#8217;autre chose. En même temps, nous savons que seront présents un bon nombre d’hommes et femmes qui ont déjà une grande pratique des nombreux comportements qu’adoptent les créatifs culturels. Et qui pourront largement en faire profiter « les néophytes » lors des divers espaces d’échange qui seront mis en place au cours de la journée.</p>
<p><strong>Déroulement de la journée : Accueil à partir de 10h00</strong><br />
•    10h-10h30 Accueil &#8211; Réception des plats pour le midi<br />
•    Matinée (10h30-13h00)<br />
.   Présentation de la mouvance des Créatifs Culturels en Belgique et des objectifs de cette rencontre<br />
.    Réalisation d&#8217;une fresque sur les &laquo;&nbsp;économies créatives&nbsp;&raquo;, support pour l&#8217;open space de l&#8217;après midi.<br />
•    Repas  (13h) Table conviviale : chacun/e amène un plat à partager ; les boissons seront offertes (comprises dans la PAF).<br />
•    Après-midi (14h30-18h00) : ateliers créatifs et espace rencontre en groupes. Ensuite, nous nous retrouverons tous ensemble pour partager nos idées et propositions concrètes pour l’avenir<br />
De 18h à 18h32 : clôture de la journée sur un mode créatif</p>
<p>Nous prévoyons en outre la possibilité de continuer la soirée de manière conviviale et festive.</p>
<p>Covoiturage fortement encouragé<br />
La rencontre CC 2010 se veut créative également par sa localisation. L&#8217;organiser dans le lieu majestueux de l&#8217;Abbaye de Floreffe est un défi quand on sait qu&#8217;elle est située à 60 km du centre de Bruxelles et que, si elle est accessible en transports en commun, les horaires de ceux-ci ne sont pas vraiment compatibles avec ceux de la rencontre.<br />
Qu&#8217;à cela ne tienne ! C&#8217;est l&#8217;occasion de concrétiser la valeur de solidarité : nous tablons donc sur un covoiturage joyeusement actif soit à partir des grandes villes, soit à partir de la gare de Namur.<br />
Informez nous de vos offres/demandes et une gestion en sera organisée à partir de ce lien.</p>
<p><strong>PAF pour la journée : 10 € </strong>(5 € pour étudiants, personnes sans activités rémunérées, etc.)</p>
<p>Pour tout contact direct avec l&#8217;organisation globale : <strong>co&#110;&#116;&#97;&#99;&#116;&#64;&#99;&#114;&#101;&#97;t&#105;fs&#99;&#117;lt&#117;&#114;el&#115;&#46;b&#101;</strong> ou 010/881840<br />
Par poste : 32 Rue Saint Roch, 1325 Chaumont Gistoux</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-acteurs-sociaux/grande-rencontre-de-creatifs-culturels-en-belgique-25092010/feed</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>Vous avez dit &#171;&#160;modernisation&#160;&#187; de l&#8217;agriculture ? Voyez les amendements Le Fur&#8230;</title>
		<link>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-ecologie/vous-avez-dit-modernisation-de-lagriculture-voyez-les-amendements-le-fur</link>
		<comments>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-ecologie/vous-avez-dit-modernisation-de-lagriculture-voyez-les-amendements-le-fur#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 09:40:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Michel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Billets Yves Michel]]></category>
		<category><![CDATA[Espace Écologie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.yvesmichel.org/?p=816</guid>
		<description><![CDATA[Ca va toujours dans le sens d&#8217;une agriculture plus industrielle, plus polluante, au détriment de la santé et des éco-systèmes, mais c&#8217;est nous citoyens qui devons payer les dégâts, en l&#8217;occurence la prolifération des algues vertes !
Je vous invite à signer comme je l&#8217;ai fait cette pétition Cyberacteurs. Yves MICHEL
A l’occasion de l’examen du projet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ca va toujours dans le sens d&#8217;une agriculture plus industrielle, plus polluante, au détriment de la santé et des éco-systèmes, mais c&#8217;est nous citoyens qui devons payer les dégâts, en l&#8217;occurence la prolifération des algues vertes !</p>
<p>Je vous invite à <a title="pétition Le Fur" href="http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=121" target="_blank">signer comme je l&#8217;ai fait cette pétition Cyberacteurs</a>. Yves MICHEL</p>
<p>A l’occasion de l’examen du projet de loi relatif à la modernisation de l’agriculture, la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale a adopté deux amendements pour favoriser le développement de l’industrie de l’élevage breton. <span id="more-816"></span>Le premier visant à relever les seuils d’autorisation des élevages (1), le deuxième visant à autoriser tacitement toutes les installations dangereuses pour la sécurité de l’humain et pour la sécurité de l’environnement.<br />
Déjà  4 413 participations.</p>
<p>Se plaignant d’une instruction trop longue pour les élevages, Marc Le Fur et ses collègues ont fait adopter par la commission des affaires économiques, des dispositions valables pour tous les établissements dangereux :</p>
<p>• L’absence d’avis du commissaire enquêteur chargé d’animer l’enquête publique 45 jours après sa clôture sera automatiquement favorable ;</p>
<p>• L’absence de réponse du préfet 4 mois après la réception du dossier du commissaire-enquêteur vaudra accord tacite d’exploiter tous les établissements dangereux pour l’humain et son environnement.</p>
<p>Ainsi les installations SEVESO classées à risques technologiques majeurs, les incinérateurs, les décharges, les carrières, pourront être autorisés tacitement en l’absence de réponse du préfet. Qui ne dit mot, en matière de sécurité, consent.</p>
<p>Les résultats de l’enquête publique et de la consultation des élus et le comité départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques sont mis au placard.</p>
<p>Pour Bruno Genty, Président de France Nature Environnement, « de telles mesures sont irresponsables eu égard aux risques sanitaires et environnementaux que peuvent faire courir ces établissements ». Raymond Léost, administrateur de FNE, ajoute : « Les entorses pratiquées au droit européen en matière d’information du public et de sécurité publique (2) sont aussi irresponsables pour les finances publiques. Les députés exposent la France à de lourdes amendes et astreintes en cas de déclaration de culpabilité par la Cour de justice de l’Union européenne ».</p>
<p>France Nature Environnement appelle les députés à supprimer ces dispositions lors de l’examen en séance publique le 29 juin 2010 du projet de loi sur la modernisation de l’agriculture.</p>
<p>(1): voir les deux communiqués de FNE : Loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche : indignation de FNE<br />
http://fne.asso.fr/fr/loi-de-modernisation-de-lagriculture-et-de-la-peche&#8211;indignation-de-fne.html?cmp_id=33&amp;news_id=1706&amp;vID=49  et Projet de loi Grenelle 2 : dernière ligne droite Le mercredi 16 juin, le projet de loi sera examiné en Commission mixte paritaire<br />
(2)Directive 85/337/CE du 27 juin 1985 concernant l’évaluation des incidences de certains projets sur l’environnement, directive 2008/1/ CE du 15 janvier 2008 relative à la prévention et à la réduction intégrée des pollutions</p>
<p>Concernant le seuil des élevages nous vous invitons à signer la pétition en ligne depuis vendredi</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le libre échangisme ne vise pas à assurer la prospérité des peuples, mais à détruire les systèmes nationaux de protection sociale</title>
		<link>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-economie-alternative/le-libre-echangisme-ne-vise-pas-a-assurer-la-prosperite-des-peuples-mais-a-detruire-les-systemes-nationaux-de-protection-sociale</link>
		<comments>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-economie-alternative/le-libre-echangisme-ne-vise-pas-a-assurer-la-prosperite-des-peuples-mais-a-detruire-les-systemes-nationaux-de-protection-sociale#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 08:12:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Michel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets Yves Michel]]></category>
		<category><![CDATA[Espace Économie Alternative]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.yvesmichel.org/?p=813</guid>
		<description><![CDATA[A propos d&#8217;un article de Bernard CASSEN sur le site Debout la République: je le trouve excellent, et vous invite à le lire pour comprendre la situation économique et les enjeux, notamment sur les retraites, et en particulier le dernier §.
Merci André-Jacques (Holbecq) d&#8217;avoir attiré mon attention sur ce texte ! J&#8217;emploie de mon côté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A propos d&#8217;un article de Bernard CASSEN sur le site <strong><a title="Debour la république" href="http://www.debout-la-republique.fr/" target="_blank">Debout la République</a></strong>: je le trouve excellent, et vous invite à le lire pour comprendre la situation économique et les enjeux, notamment sur les retraites, et en particulier le dernier §.</p>
<p>Merci André-Jacques (Holbecq) d&#8217;avoir attiré mon attention sur ce texte ! J&#8217;emploie de mon côté l&#8217;image du renard dans le poulailler pour caractériser le libre-échangisme; comment un petit producteur, disons de boissons gazeuses, peut-il lutter économiquement contre une transnationale comme Coca Cola ? C&#8217;est impossible, et ce processus vise à ramener les revenus de tous les producteurs au plus bas, et celui des affairistes au plus haut! <span id="more-813"></span></p>
<p>Alors, quand, nous, les acheteurs, prendrons-nous conscience en assez grand nombre de la nécessité de payer à un juste prix les denrées alimentaires ? Ca commence un peu, il existe de beaux exemples de boycott de Coca cola notamment au sein des pays arabes, et les mouvements SLOW (Food et autres) et locavores se développent, mais il y a besoin que ça soit beaucoup plus large!&#8230;</p>
<h2>Le libre-échangisme, machine de guerre contre les systèmes de protection sociale</h2>
<p>par <strong>Bernard Cassen</strong>, président d’honneur d’Attac. <a title="libre-échangisme" href="http://http://www.debout-la-republique.fr/Le-libre-echangisme-ne-vise-pas-a.html" target="_blank">Communication au colloque « Convergences pour dépasser le libre-échange »</a> organisé le 10 avril 2010 à Paris.</p>
<p>Il y a toujours un temps de retard entre le vote des traités ou des lois, leur mise en œuvre et la perception qu’en ont ensuite les citoyens. C’est la loi du genre, mais cela peut aussi être une tactique délibérée pour avancer masqué dans des domaines sensibles.</p>
<p>C’est effectivement ce qui s’est passé avec la plupart des décisions européennes de libéralisation tous azimuts, dont on n’a mesuré les effets désastreux que bien longtemps après leur adoption. La quasi totalité des responsables politiques se réclamant de la gauche de gouvernement le savent parfaitement, mais rares sont ceux disposés à l’admettre publiquement. Cela reviendrait en effet pour eux à abjurer ce qu’ils ont encensé, à faire leur autocritique publique et à sortir du « politiquement correct européen » hors duquel on nous serine que toute ambition présidentielle est par avance vouée à l’échec en France.</p>
<p>Heureusement, les libéraux n’ont pas de ces pudeurs. Eux, au moins, n’hésitent pas à afficher la couleur. Pour celles et ceux qui ont voté le traité de Maastricht en 1992, je vais citer les propos, tenus en 1999, d’une personnalité éminente qui, au début des années 1990, avait imposé ses vues aux négociateurs dudit traité. En particulier à la France de François Mitterrand, de Michel Rocard et de Pierre Bérégovoy. Il s’agit de M. Hans Tietmeyer, alors président de la Bundesbank, dont la Banque centrale européenne n’est que la transposition, en plus « indépendant » encore, au niveau européen.</p>
<p>Répondant, à la fin août 1999, à la veille de son départ à la retraite, à une question qui lui était posée sur les conséquences sociales de la récente mise en place de l’euro, le patron de la « Buba » s’exprimait ainsi : « L’homme de la rue n’en est pas conscient. Tout le monde ne comprend pas encore de quoi il s’agit ». Pour la gouverne de l’« homme de la rue », ce modèle de banquier central auquel Jean-Claude Trichet s’évertue de ressembler, mettait ensuite carrément les pieds dans le plat. Que l’on en juge : « La concurrence entre les systèmes de protection sociale sera plus forte, pas seulement vis-à-vis du monde non européen, mais aussi à l’intérieur de l’Europe… Il faut de la concurrence entre les systèmes fiscaux, tout comme entre les systèmes de protection sociale nationaux… Il n’y aura pas de retour en arrière, c’est définitif » [1].</p>
<p>L’un des mérites de cette déclaration-vérité est de rappeler que la mise en concurrence des systèmes de protection sociale et de fiscalité &#8211; ce qui, en clair, signifie leur alignement vers le bas &#8211; est d’abord intra-européenne avant d’être planétaire. Nulle surprise à cela. L’Union européenne (UE), et cela dès le traité de Rome de 1957, lorsqu’elle s’appelait CEE, a toujours aspiré à se diluer dans un marché unique mondial, malgré les gigantesques écarts de développement entre nations et continents.</p>
<p>Les libertés dites « fondamentales » de l’UE, telles qu’elles sont rappelées dans, entre autres &#8211; et c’est un comble &#8211; le préambule de la Charte des droits sociaux fondamentaux annexée au traité de Lisbonne (libertés de circulation des capitaux, des biens et des services, auxquelles il faut ajouter celle des personnes) n’ont rien de spécifiquement européen. Elles ont valeur universelle. On les retrouve dans les chartes des deux principales organisations internationales de ce que j’appellerai volontiers l’Internationale libérale : le Fonds monétaire international (FMI) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC).</p>
<p>Une parenthèse à ce sujet : en d’autres temps, en France, se trouver à la tête de ces deux institutions, honnies des mouvements sociaux du monde entier, aurait été jugé incompatible avec l’appartenance à quelque formation politique progressiste que ce soit. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. On voit le grand bond en arrière effectué en trois décennies. Il est pour le moins insolite de condamner l’ « ouverture » de Nicolas Sarkozy à des personnalités prétendument « de gauche » et, dans le même temps, de se féliciter d’en voir d’autres, tout autant « de gauche », si l’on ose également utiliser cette expression dans leur cas, occuper les postes de commande qui leur ont été concédés par les gouvernements piliers de la mondialisation libérale, en premier lieu par celui des États-Unis.</p>
<p>Les Dominique Strauss-Kahn et Pascal Lamy sont au système capitaliste globalisé ce que les Bernard Kouchner et Eric Besson sont, mais cent crans au-dessous, au système sarkozyste national. Je réclame donc l’indulgence pour ces ministres qui, eux au moins, ont la décence de ne plus être titulaires de la carte d’un parti de gauche.</p>
<p>Il ne faut pas être Prix Nobel d’économie pour comprendre qu’il existe une radicale contradiction entre, d’un côté, l’ouverture internationale en matière financière et commerciale &#8211; le libre-échangisme, pris au sens générique -, et, d’un autre côté, la pérennité des systèmes de protection sociale nationaux. Le premier article du Code français de la Sécurité sociale affirme que « l’organisation de la Sécurité sociale est fondée sur le principe de solidarité nationale ». Cette solidarité s’exprime par le devoir de s’acquitter de prélèvements dits obligatoires, en l’occurrence de cotisations et d’impôts. La logique du système libre-échangiste est de laminer ces sources de financement, et donc de saper les fondements de la solidarité.</p>
<p>Les mécanismes sont connus de tous. Les cotisations sociales sont dépendantes à la fois du nombre de personnes employées à un moment donné et du niveau des salaires. Or le libre-échange détruit les emplois aussi bien au Sud qu’au Nord. Ce n’est pas moi qui le dis, mais l’organisation-sœur du FMI, la Banque mondiale elle-même. Dans un rapport publié en 2003 [2] et qui est cité dans un document de l’ONG War on Want au titre explicite (Trading Away Our Jobs, c’est-à-dire « Comment le commerce emporte nos emplois »), l’auteur écrit : « Pendant les périodes de libéralisation du commerce, on peut s’attendre à ce que le rythme de destruction des emplois soit plus rapide que celui de création des emplois. La globalisation pourrait donc être associée à une augmentation du taux de chômage ».</p>
<p>Même la Commission européenne est obligée de reconnaître cette évidence, malheureusement corroborée par l’expérience quotidienne des fermetures d’entreprises et des délocalisations. Dans son rapport de 2006 sur la création d’un Fonds européen d’ajustement à la globalisation – d’un montant dérisoire de 3,5 milliards d’euros sur 7 ans –, elle écrit que la libéralisation commerciale « entraîne des licenciements à grande échelle » et la « détérioration des conditions d’emploi » dans l’Union européenne.</p>
<p> J’ai préféré citer des sources d’une orthodoxie irréprochable pour rappeler la corrélation libre-échange/ chômage que des auteurs comme Jean-Luc Gréau, Hakim El Karoui, Emmanuel Todd et Jacques Sapir avaient de toute manière brillamment démontrée ces dernières années. Donc, davantage de chômeurs, mais aussi stagnation, voire baisse des revenus salariaux dans les secteurs exposés à la concurrence internationale. Je ne reviens pas ici sur l’articulation libre-échange/ déflation salariale établie, entre autres, par les travaux de Jacques Sapir. Le résultat est sans appel : les rentrées fournies par les cotisations salariales ne peuvent qu’être tendanciellement orientées à la baisse. Restent les impôts. Mais, là aussi, la libéralisation totale des mouvements de capitaux et les paradis fiscaux sont de puissants outils pour la recherche du « moins-disant fiscal », que ce soit pour les entreprises ou pour les particuliers. Je ne crois pas qu’il se trouve beaucoup de personnes prenant au sérieux la prétendue lutte de l’OCDE ou du G-20 contre ces centres « off-shore » qui sont autant de refuges de la délinquance, voire de la criminalité financière organisée.</p>
<p>L’UE n’est pas crédible dans ce domaine. Non seulement certains de ses membres à part entière sont eux-mêmes des paradis fiscaux spécialisés dans des niches particulières (Autriche, Chypre, Irlande, Luxembourg notamment, mais les territoires ou micro-États sur lesquels ils exercent leur juridiction en dernier ressort (îles anglo-normandes, Andorre, Monaco, San Marin, etc.) ne vivent que du non-droit fiscal. Même sans l’existence de ses paradis fiscaux, l’UE offrirait de belles possibilités aux réfractaires au fisc en raison des disparités d’imposition entre pays membres. C’est l’argument utilisé par Nicolas Sarkozy pour justifier le bouclier fiscal.</p>
<p>Hans Tietmeyer nous avait prévenus : la concurrence entre les systèmes fiscaux et donc, par ce biais, entre les systèmes de protection sociale n’est pas une exception, mais bien la règle dans l’UE. C’est pourquoi tout discours sur l’avenir des retraites, pour prendre un exemple d’actualité, relève du tour de passe-passe s’il ne prend pas en compte les logiques européennes qui, toutes, ont pour conséquence l’assèchement des ressources fiscales et salariales destinées à la protection sociale.</p>
<p>Rétrospectivement, on mesure la faute historique majeure commise par François Mitterrand en 1988 lorsqu’il avait renoncé à exiger une directive sur l’harmonisation de la fiscalité de l’épargne comme condition de l’adoption de la directive sur la libéralisation des mouvements de capitaux. Mitterrand préférait une Europe libérale à pas d’Europe du tout. Trente ans après, nous avons effectivement le libéralisme au pouvoir partout, et presque pas d’Europe, sauf pour libéraliser encore davantage. Le cas de la Grèce est édifiant à cet égard. Résumons-nous : le libre-échangisme est une machine de guerre contre la protection sociale, et les politiques européennes en constituent un rouage redoutable. Maintenant une question : quel parti ou syndicat aura l’honnêteté et le courage de le dire tout haut ? Qui prendra le risque de se faire taxer de « protectionniste » ou d’ « anti-européen » par des médias entre les mains des grands intérêts financiers et industriels, voire par des responsables politiques répétant comme des perroquets une vulgate apprise à Sciences-Po ou à HEC ?</p>
<p>Pour ces timorés en mal de références alternatives, mais indiscutables, on suggèrera de prendre appui sur un texte étonnant et peu connu : la Déclaration de Philadelphie, première Déclaration internationale des droits à vocation universelle, proclamée le 10 mai 1944, quelques semaines avant les accords de Bretton Woods et quatre ans avant la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ce texte, auquel Alain Supiot consacre un livre à lire absolument [3], se présentait comme une Déclaration concernant les buts et objectifs de l’Organisation internationale du travail (OIT).</p>
<p>Près de 70 ans après, ce texte est d’une actualité aussi brûlante que celui du programme du Conseil national de la Résistance en France, adopté le 15 mars 1944, et dont le Medef réclame la mise à l’Index. Altermondialiste avant la lettre, la Déclaration affirme que « le travail n’est pas une marchandise » ; elle pose la nécessité de la « sécurité économique » et indique que la justice sociale est « le but central de toute politique nationale et internationale ». C’est-à-dire exactement l’inverse des principes du néolibéralisme. Voilà un texte à brandir aujourd’hui et à confronter aux prétendues « libertés » des traités européens qui constituent le carcan dans lequel doivent s’inscrire les politiques nationales.</p>
<p><strong>Se poser la « question européenne » devrait être un préalable à toute réflexion sur la protection sociale. On n’en prend pas actuellement le chemin. Mais cette omerta ne pourra durer indéfiniment. Arrivera bien un jour le moment où les citoyens se rendront compte qu’on les a enfermés comme des mouches dans un bocal de verre européen sur les parois duquel ils butent en permanence. Et grande sera alors la tentation de briser le bocal. Le rôle des responsables politiques devrait être de délivrer les citoyens de ce bocal plutôt que d’avoir à en ramasser après-coup les fragments épars. </strong></p>
<p>Notes : [1] International Herald Tribune, 23 août 1999.</p>
<p>[2] M. Rama, Globalization and Workers in Developing Countries, World Bank, Washington DC, 2003.</p>
<p>[3] Alain Supiot, L’Esprit de Philadelphie, Seuil, Paris, 2010.</p>
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		<title>Bisphénol A et plastifiants alimentaires: incohérence du gouvernement</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Jun 2010 08:27:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Michel</dc:creator>
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Ceci dit, il a fallu des années pour vaincre les réticences de l&#8217;AFSSA et de Roselyne BACHELOT, qui prétendaient encore récemment qu&#8217;il n&#8217;y avait pas de danger ! Et lors de ce vote, l&#8217;interdiction dans tous les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Une première victoire pour le <a title="Réseau Environnement Santé" href="http://www.reseau-environnement-sante.fr/" target="_blank">Réseau Santé Environnement</a>: le Parlement vient de voter l&#8217;interdiction dans les biberons: enfin !</em></p>
<p><em>Ceci dit, il a fallu des années pour vaincre les réticences de l&#8217;AFSSA et de Roselyne BACHELOT, qui prétendaient encore récemment qu&#8217;il n&#8217;y avait pas de danger ! Et lors de ce vote, l&#8217;interdiction dans tous les plastiques alimentaires a été écartée par le gouvernement, sans motif cohérent: toujours la pression des lobbies industriels ? En tous cas, une fois encore l&#8217;AFSSA se déshonore par son manque de prudence et son soutien inconditionnel aux lobbies pharmaceutiques et industriels, au détriment de notre santé: jusqu&#8217;à quand les tolérera-t-on ?</em></p>
<p><em>Lisez ci-dessous le communiqué du RES  et en bas <a title="appel dangers plastifiants alimentaires" href="http://www.reseau-environnement-sante.fr/ressources/news-et-alertes/158-le-reseau-environnement-sante-soutient-lappel-europeen-pour-reduire-lexposition-au-bpa.html" target="_blank">l&#8217;appel de 60 scientifiques pour avertir des dangers des plastifiants alimentaires</a>!           Yves MICHEL</em><span id="more-811"></span></p>
<p><strong>Veuillez trouver ci-après le communiqué de presse du RES</strong> suite au vote du Parlement de la loi d’interdiction du BPA dans les biberons :</p>
<p>A l’exception du Nouveau Centre, les députés ont approuvé la proposition de loi votée par le Sénat d&#8217;interdiction du Bisphénol A (BPA) dans les biberons. L&#8217;amendement du député PS Gérard Bapt qui demandait une interdiction dans les contenants alimentaires, avec mise en oeuvre au 1/1/2012, n’a été retenu ni par le gouvernement, ni par le député UMP rapporteur du texte.</p>
<p>« Cette décision est illogique » selon André Cicolella, porte-parole du RES. En ajoutant « ni la Secrétaire d&#8217;Etat, ni le rapporteur, n&#8217;ont répondu à la question de la cohérence de la proposition de loi. Il est en effet absurde de vouloir protéger les nourrissons nourris via les biberons et de ne pas se préoccuper des nourrissons nourris au lait maternel ou au lait maternisé ». En effet l&#8217;AFSSA reconnaît elle-même qu&#8217;ils sont en moyenne 10 et 20 fois plus contaminés.</p>
<p>La meilleure façon d&#8217;éviter de contaminer le lait maternel est donc d&#8217;éviter la contamination maternelle. Ceci aura aussi pour effet de protéger le fœtus, ce qui est le problème majeur.</p>
<p><strong>L&#8217;argument avancé par le rapporteur de la toxicité des produits de substitution ne tient pas non plus,</strong> car ceux-ci sont déjà commercialisés aux Etats Unis 1. Son autre argument de l&#8217;absence de données chez l&#8217;homme n&#8217;est pas non plus recevable. Les données animales sont une très bonne indication de la toxicité chez l&#8217;homme et elles sont toutes convergentes, à l&#8217;exception d&#8217;une poignée d&#8217;études publiées par l&#8217;industrie chimique. C&#8217;est bien par l&#8217;expérimentation animale que l&#8217;on teste les médicaments.</p>
<p>Certes, la Secrétaire d&#8217;Etat s&#8217;est engagée à faire un rapport au Parlement sur le sujet en janvier prochain et à prendre alors des décisions au regard des rapports attendus d&#8217;ici là : Inserm (à l&#8217;automne), AFSSA (sur l&#8217;exposition des Français), Agence européenne EFSA (juillet), OMS (Octobre) et FDA aux Etats-Unis.</p>
<p>Valérie Létard a notamment annoncé que le Ministère de la Santé publiera en juillet une plaquette à destination des femmes enceintes pour éviter l&#8217;exposition au BPA.</p>
<p><strong>Cette reconnaissance de la réalité du problème marque une rupture avec la position du gouvernement défendue il y a un an encore par Roselyne Bachelot et l&#8217;AFSSA sur l&#8217;inexistence du risque. </strong></p>
<p>Ceci étant, selon <strong>André Cicolella</strong>, porte-parole du RES « c&#8217;est bien d&#8217;informer les femmes enceintes, mais c&#8217;est encore mieux d&#8217;éviter qu&#8217;elles ne soient contaminées, car toutes ne seront pas informées du risque et les plus à risque seront les moins favorisées ».</p>
<p>Le RES va donc continuer sa campagne avec toutes les associations et les professionnels de santé qui considèrent que mettre fin à la contamination de la quasi-totalité des fœtus et des nourrissons allaités par une substance toxique comme le Bisphénol A est aujourd&#8217;hui une mesure de protection de la santé publique urgente.</p>
<p><a href="http://www.reseau-environnement-sante.fr/ressources/news-et-alertes/158-le-reseau-environnement-sante-soutient-lappel-europeen-pour-reduire-lexposition-au-bpa.html" target="_blank">L’Appel européen lancé aujourd’hui par 60 scientifiques et ONG</a> (dont le RES) à l’attention de l’AESA (Agence européenne de sécurité des aliments) va dans ce sens.<br />
Bonne réception.</p>
<p>Porte-parole : André Cicolella 06 35 57 16 82<br />
Coordination : Soléane Duplan 06 70 07 84 87</p>
<p>1 Voir le dossier No Silver Lining (page 13) publié par plusieurs ONG américaines. Ce rapport contient des analyses de produits qui montrent que 92 % de l&#8217;échantillon de boîtes de conserve analysé est contaminé au BPA, ce qui se traduit par des expositions quotidiennes de l&#8217;ordre de 1µg/kg/j soit une dose qui se traduit par des impacts sévères chez l&#8217;animal (Infertilité par exemple). Voir Traduction d&#8217;une partie sur le site du RES et sur www.stop-bpa.fr</p>
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