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	<title>Commentaires pour Le blog des éditions Yves Michel</title>
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	<description>Le blog des éditions Yves Michel, éditeur précurseur.</description>
	<lastBuildDate>Sat, 12 May 2012 10:28:01 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Commentaires sur Le Japon stoppe son dernier réacteur nucléaire ! par Fichte</title>
		<link>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-ecologie/le-japon-stoppe-son-dernier-reacteur-nucleaire/comment-page-1#comment-111875</link>
		<dc:creator>Fichte</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 May 2012 10:28:01 +0000</pubDate>
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		<description>La part du nucléaire représentait entre 23% et 28% de l&#039;électricité produite selon les années. Avec 10% seulement, les renouvelables pourraient prendre beaucoup plus d&#039;importance, surtout la géothermie et le solaire.

http://energeia.voila.net/nucle/japon_sortie.htm 


Par ailleurs, la consommation d&#039;électricité a assez peu baissé en 2011. Simplement, un décalage horaire de certaines consommations, en particulier dans l&#039;industrie, a lissé la courbe de consommation.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La part du nucléaire représentait entre 23% et 28% de l&#8217;électricité produite selon les années. Avec 10% seulement, les renouvelables pourraient prendre beaucoup plus d&#8217;importance, surtout la géothermie et le solaire.</p>
<p><a href="http://energeia.voila.net/nucle/japon_sortie.htm" rel="nofollow">http://energeia.voila.net/nucle/japon_sortie.htm</a> </p>
<p>Par ailleurs, la consommation d&#8217;électricité a assez peu baissé en 2011. Simplement, un décalage horaire de certaines consommations, en particulier dans l&#8217;industrie, a lissé la courbe de consommation.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Tribune du collectif Roosevelt 2012: nous ne voulons pas mourrir dans les décombres du néolibéralisme ! par pernot eric</title>
		<link>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-societe/tribune-du-collectif-roosevelt-2012-nous-ne-voulons-pas-mourrir-dans-les-decombres-du-neoliberalisme/comment-page-1#comment-111612</link>
		<dc:creator>pernot eric</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 May 2012 18:19:36 +0000</pubDate>
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		<description>j&#039;ai une idée simple sociale écologique à qui la soumaitre ?je pense qu&#039;il faut trés rapidement prendre de nombreuses mesures simple évidentes pour tous !!!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>j&#8217;ai une idée simple sociale écologique à qui la soumaitre ?je pense qu&#8217;il faut trés rapidement prendre de nombreuses mesures simple évidentes pour tous !!!</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Un regard citoyen sur l&#8217;économie par 242 – Schacht 3 « Plus loin que Jorion</title>
		<link>http://www.yvesmichel.org/admin/tous-les-livres/un-regard-citoyen-sur-leconomie/comment-page-1#comment-110094</link>
		<dc:creator>242 – Schacht 3 « Plus loin que Jorion</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 May 2012 13:45:03 +0000</pubDate>
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		<description>[...] &#8220;Voici un chapitre qui aurait du être intégré il y a 11 ans dans mon premier livre &#8220;Un regard citoyen sur l&#8217;économie&#8221; . Hélas, j&#8217;avais donné le manuscrit à lire à quelques soi-disant amis [...]
http://postjorion.wordpress.com/2012/05/04/242/</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] &#8220;Voici un chapitre qui aurait du être intégré il y a 11 ans dans mon premier livre &#8220;Un regard citoyen sur l&#8217;économie&#8221; . Hélas, j&#8217;avais donné le manuscrit à lire à quelques soi-disant amis [...]<br />
<a href="http://postjorion.wordpress.com/2012/05/04/242/" rel="nofollow">http://postjorion.wordpress.com/2012/05/04/242/</a></p>
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	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Association Kokopelli, Graines Baumaux, on en est à la Cour de Justice Européenne ! par brunel josette</title>
		<link>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-ecologie/association-kokopelli-graines-baumaux-on-en-est-a-la-cour-de-justice-europeenne/comment-page-1#comment-109992</link>
		<dc:creator>brunel josette</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Apr 2012 13:49:52 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.yvesmichel.org/?p=1328#comment-109992</guid>
		<description>je trouve cette bagarre complètement idiote, je ne connais pas plus l&#039;un que l&#039;autre, encore moins cette koko je ne sais quoi(pas trouvé sur internet). j&#039;ai le catalogue baumaux, j&#039;ai cherché la soi disant tomate objet du conflit et ne l&#039;ai pas trouvée, donc je ne comprends pas ce conflit imbécile!!!! on se demande pourquoi il y a des guerres dans le monde!!!eh oui, la bétise humaine, ça existe!! Se bagarrer pour un nom de graine, franchement!!Perso, je n&#039;achète pas une graine ou plant que je ne connais pas, pour moi la tomate c&#039;est &quot;coeur de boeuf&quot; la meilleure!!Par contre,certains auteurs de comentaires que j&#039;ai pu lire devraient retourner à l&#039;école...car l&#039;orthographe!!!!
eh bien bon courage aux 2 sociétés : koko et baumaux
&lt;strong&gt;Réponse&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;bonjour madame, hé bien, je vous incite à regarder le fond de l&#039;histoire, car si certes les guerres sont regrettables, certains combats sont nécessaires et méritoires, c&#039;est le cas de Kokopelli; en effet, cette association fait un travail remarquable pour préserver d&#039;anciennes variétés végétales, et doit faire face à une lutte acharnée avec coups tordus de la part des grands semenciers qui veulent s&#039;en tenir aux variétés au catalogue officiel (la Golden) ! Leur site: http://kokopelli-semences.fr/  Yves MICHEL&lt;/em&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>je trouve cette bagarre complètement idiote, je ne connais pas plus l&#8217;un que l&#8217;autre, encore moins cette koko je ne sais quoi(pas trouvé sur internet). j&#8217;ai le catalogue baumaux, j&#8217;ai cherché la soi disant tomate objet du conflit et ne l&#8217;ai pas trouvée, donc je ne comprends pas ce conflit imbécile!!!! on se demande pourquoi il y a des guerres dans le monde!!!eh oui, la bétise humaine, ça existe!! Se bagarrer pour un nom de graine, franchement!!Perso, je n&#8217;achète pas une graine ou plant que je ne connais pas, pour moi la tomate c&#8217;est &laquo;&nbsp;coeur de boeuf&nbsp;&raquo; la meilleure!!Par contre,certains auteurs de comentaires que j&#8217;ai pu lire devraient retourner à l&#8217;école&#8230;car l&#8217;orthographe!!!!<br />
eh bien bon courage aux 2 sociétés : koko et baumaux<br />
<strong>Réponse</strong>: <em>bonjour madame, hé bien, je vous incite à regarder le fond de l&#8217;histoire, car si certes les guerres sont regrettables, certains combats sont nécessaires et méritoires, c&#8217;est le cas de Kokopelli; en effet, cette association fait un travail remarquable pour préserver d&#8217;anciennes variétés végétales, et doit faire face à une lutte acharnée avec coups tordus de la part des grands semenciers qui veulent s&#8217;en tenir aux variétés au catalogue officiel (la Golden) ! Leur site: <a href="http://kokopelli-semences.fr/" rel="nofollow">http://kokopelli-semences.fr/</a>  Yves MICHEL</em></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Débat sur l&#8217;émission monétaire- J.M.Harribey (ATTAC) / A.J. Holbecq par David</title>
		<link>http://www.yvesmichel.org/holbecq/espace-economie-alternative/debat-sur-lemission-monetaire-jmharribey-attac-aj-holbecq/comment-page-1#comment-109128</link>
		<dc:creator>David</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 17:39:08 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour,

je fais quant à moi partie de ces gens qui pensent que c’est dommage d’appeler du même nom un objet et son ombre, autrement dit d&#039;utiliser le même mot pour décrire la “monnaie” émise par les banques centrales et la “monnaie” émise par les banques commerciales. En effet, comme le remarquent beaucoup de gens, ce sont deux choses qui ne sont pas tout à fait de même nature et n&#039;ont pas tout à fait les mêmes capacités libératoires, comme on dit. Capacité pleine d&#039;une côté, capacité inter-médiée de l&#039;autre.

Pour autant, accepter l’idée que les banques commerciales créent quelque chose qui est plus proche de l’avoir du boulanger que de la monnaie émise par les banques centrales n’empêche pas de poser la question de la légitimité démocratique de l’émission monétaire. Juste, cela permet de poser la question au bon endroit, de mon point de vue; c’est à dire en laissant les banques commerciales plutôt tranquilles (mais en les règlementant) tout en attaquant le coeur aristocratique du système, à savoir “l’indépendance” des banques centrales; l&#039;impossibilité pour elle de financer l&#039;Etat (ou les Etats) qui leur confère pourtant toute souveraineté au nom d&#039;une division des pouvoirs qui a toutes les apparences d&#039;une captation/privatisation d&#039;un bien public.

cordialement.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>je fais quant à moi partie de ces gens qui pensent que c’est dommage d’appeler du même nom un objet et son ombre, autrement dit d&#8217;utiliser le même mot pour décrire la “monnaie” émise par les banques centrales et la “monnaie” émise par les banques commerciales. En effet, comme le remarquent beaucoup de gens, ce sont deux choses qui ne sont pas tout à fait de même nature et n&#8217;ont pas tout à fait les mêmes capacités libératoires, comme on dit. Capacité pleine d&#8217;une côté, capacité inter-médiée de l&#8217;autre.</p>
<p>Pour autant, accepter l’idée que les banques commerciales créent quelque chose qui est plus proche de l’avoir du boulanger que de la monnaie émise par les banques centrales n’empêche pas de poser la question de la légitimité démocratique de l’émission monétaire. Juste, cela permet de poser la question au bon endroit, de mon point de vue; c’est à dire en laissant les banques commerciales plutôt tranquilles (mais en les règlementant) tout en attaquant le coeur aristocratique du système, à savoir “l’indépendance” des banques centrales; l&#8217;impossibilité pour elle de financer l&#8217;Etat (ou les Etats) qui leur confère pourtant toute souveraineté au nom d&#8217;une division des pouvoirs qui a toutes les apparences d&#8217;une captation/privatisation d&#8217;un bien public.</p>
<p>cordialement.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Le débat sur le &#171;&#160;revenu d&#8217;existence&#160;&#187;, par François PLASSARD par marie</title>
		<link>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-acteurs-sociaux/le-debat-sur-le-revenu-dexistence-par-francois-plassard/comment-page-1#comment-108576</link>
		<dc:creator>marie</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 22:35:20 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.yvesmichel.org/?p=2567#comment-108576</guid>
		<description>bonjour,

oui, c&#039;est bien mais encore un peu lourd

personnellement, j&#039;aime bien la réalité vécue à Marinaleda
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marinaleda

j&#039;ai eu l&#039;occasion de croiser son maire à qui j&#039;ai offert un ...sol-violette ;-))</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>bonjour,</p>
<p>oui, c&#8217;est bien mais encore un peu lourd</p>
<p>personnellement, j&#8217;aime bien la réalité vécue à Marinaleda<br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marinaleda" rel="nofollow">http://fr.wikipedia.org/wiki/Marinaleda</a></p>
<p>j&#8217;ai eu l&#8217;occasion de croiser son maire à qui j&#8217;ai offert un &#8230;sol-violette <img src='http://www.yvesmichel.org/editions/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> )</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Le Sol-Violette à Toulouse: une monnaie locale complémentaire par Jean Pierre Caldier</title>
		<link>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-economie-alternative/le-sol-violette-a-toulouse-une-monnaie-locale-complementaire/comment-page-1#comment-106023</link>
		<dc:creator>Jean Pierre Caldier</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 07:50:32 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.yvesmichel.org/?p=2503#comment-106023</guid>
		<description>Bravo pour l&#039;organisation de cette journée sur les monnaies complémentaires locales qui a réuni une large diversité de participants de toute la france

Jean Pierre Caldier
Ap2E - Agir pour une Économie Équitable</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bravo pour l&#8217;organisation de cette journée sur les monnaies complémentaires locales qui a réuni une large diversité de participants de toute la france</p>
<p>Jean Pierre Caldier<br />
Ap2E &#8211; Agir pour une Économie Équitable</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Une excellente critique du livre Créateurs d&#8217;Utopies sur le site Autogestion.coop par Pierre Thomé</title>
		<link>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-societe/une-excellente-critique-du-livre-createurs-dutopies-sur-le-site-autogestion-coop/comment-page-1#comment-105571</link>
		<dc:creator>Pierre Thomé</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 13:21:33 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.yvesmichel.org/?p=2493#comment-105571</guid>
		<description>Quelques observations à propos de l’analyse de Christian Vaillant

L’historique du projet du livre, tel que l’évoque Christian Vaillant, comporte une erreur ou plus exactement un oubli important. Comme cela est expliqué dans l’introduction et repris par P. Viveret dans la préface, la question au départ était de se demander si la quasi disparition du mot autogestion dans le langage politique de la gauche (disons de gouvernance ou réformiste), avait pour autant éliminé toutes traces dans la société civile. La première hypothèse a été de rechercher des liens possibles entre autogestion et démocratie participative, le premier titre choisi était d’ailleurs « La démocratie participative dans les pas de l’autogestion », sans même un point d’interrogation ! Après une première enquête auprès d’élus et de militants, nous avons constaté qu’il s’agissait de deux réalités différentes difficilement comparables. Aussi nous nous sommes orientés vers le mouvement social à partir de la définition donnée par Henri Lefebvre (cf. fin du chap. 1 p. 55), d’où l’intention de « nous attarder sur les lieux (là où vivent ou ont vécu les gens) qui donnent sens et saveur à tels moments de la vie social, (en mettant) l’accent sur un processus de réappropriation collective... » (Pierre Sansot), ces lieux, même si nous nous n’y sommes pas toujours rendus, sont très présents dans les souvenirs de ceux et celles qui en témoignent : LIP, le Larzac, Plogoff, Villejean, les Tanneries, une école primaire, etc. Et au final, on aboutit à l’actualité de l’économie sociale et solidaire où l’on a rencontré des personnes tout autant investies, tout autant passionnées... Ce qui conduit à une question-clé : l’ESS crée-t-elle du mouvement social ? La réponse (prudente) étant plutôt oui, même si ce mouvement est sensiblement différent, semble peu organisé et est encore en manque de grande visibilité dans l’opinion publique. Donc le ‘’rêve d’autogestion’’ évoqué par Christian comme charnière, a été une expression secondaire, un titre provisoire dans l’attente évidente d’autre chose.
En revanche, d’accord avec lui pour souligner l’absence de témoins de la mouvance libertaire des années 1970, avec le mouvement communautaire, les squats ... Il n’y a pas beaucoup de communistes non plus, un seul devenu PDG des Tanneries d’Annonay. Ceci-dit deux témoins de l’ESS (chap.7) font allusion à leur appartenance à cette mouvance et un autre évoque l’importance du CLAJ pour sa formation militante.
Dans cette enquête, dès le départ le choix était clair : il n’y avait aucune intention d’exhaustivité, donc effectivement ce sont bien les réseaux de connaissance qui ont fonctionné sans recherche d’une ‘’objectivité’’ scientifique, nous n’en avions pas les moyens, et ces réseaux, par nos origines et nos engagements, étaient largement issus du christianisme social à connotation marxiste. Il était convenu aussi de faire une grande place à la parole des témoins sans chercher à l’interpréter ou à y plaquer des constructions idéologiques, au-delà de ce que les témoins eux-mêmes pouvaient en dire, ce qui fait que d’un témoin à l’autre il peut y avoir des représentations relativement différentes de la même situation, (un exemple sera évoqué un peu plus loin à propos de l’autogestion). Une historienne et un sociologue ont suivi le travail pour éviter les égarements (tendance à trop vouloir en faire ou en dire), le décès brutal de Françoise Tétard, l’historienne, a été un handicap certain au moment de la construction du texte ce qui peut expliquer quelques erreurs.
Je partage donc tout à fait l’analyse faite à propos de cette construction en particulier le manque de lien entre le chapitre 1 qui évoque l’émergence du concept d’autogestion, et la première partie (origines de l’économie sociale) du chapitre 7. Ce qui provoque un décalage historique, puisque l’on revient dans le chap. 7 au XIXe siècle pour parler des origines de l’économie sociale avec les associations et mutuelles ouvrières.
Je reconnais aussi tout à fait la légèreté du traitement du rapprochement conceptuel entre économie sociale et économie sociale et solidaire. Ceci dit j’ai du mal à comprendre la distinction faite par Christian entre d’une part ‘’économie sociale’’ et d’autre part ‘’économie solidaire’’. C’est une découverte pour moi... Selon lui, l’économie sociale est une histoire collective ‘’sans profit’’ (souligné par mes soins) ; étonnante définition, mais faudrait-il encore s’entendre sur le thème profit, et s’il s’agit de bénéfices, il vaut mieux que toute entreprise en fasse, quel que soit son statut, sinon pas d’investissements et pas de participation aux bénéfices pour les associés d’une SCOP. Une association (à but non lucratif par définition), l’une des trois composantes de l’économie sociale, peut très bien faire des bénéfices, mais en revanche ne peut rien redistribuer à ses salariés. Toujours selon Christian, l’économie solidaire est à considérer comme ‘’faisant le bien’’ et il donne comme exemple l’insertion, l’action pour l’environnement ... Si je comprends bien Ardelaine devrait se contenter de l’appellation ‘’économie sociale’’, parce que son objet est exclusivement la production de biens de consommation ? En tout cas Ardelaine, tout comme Alternatives économiques, la Péniche..., se situe clairement dans le cadre ‘’économie sociale et solidaire’’, en se référant à la charte actualisée de l’ESS.
J’en arrive au point central de la discussion : la question de l’autogestion. Il semblerait que Christian ait lu le livre avec une représentation claire et précise de ce qu’elle est et de ce qu’elle n’est pas, faisant de l’égalité de revenu et de l’égalité de compétences (par la polyvalence et l’absence de hiérarchie), le référentiel incontournable pour bénéficier du label ‘’autogestion’’ et à ses yeux seuls deux entreprises parmi les dix citées peuvent en bénéficier.
Or pour nous, c’est d’abord de la complexité qui ressort de notre enquête. Il semble tout d’abord nécessaire de préciser de quoi on parle : d’un projet politique ou bien d’une pratique ?
Le projet politique, par définition, projette une société idéale de liberté, d’autonomie, de démocratie directe... dans laquelle l’exploitation, l’aliénation seraient bannies. Dans cette perspective, on ne peut séparer socialisme et autogestion. En effet, après la guerre d’Algérie, l’autogestion est venue à point pour redonner du souffle au socialisme français déshonoré par cette guerre et moribond. La CFDT et le PSU, puis la Deuxième gauche, furent porteur du socialisme autogestionnaire, redevenu simplement socialisme avec l’arrivée au pouvoir de F. Mitterrand en 1981. Michel Rocard explique bien toute cette évolution dans le chapitre 1. En fait, l’autogestion dans ce cas ne fut que ‘’brise légère’’ et n’a pas ébranlé le monde. Aujourd’hui, seuls les Alternatifs Rouge et Vert, et peut-être aussi le Parti de Gauche, restent porteurs de ce projet, le livre « Autogestion hier, aujourd’hui et demain » (Collectif L. Collonges) est d’ailleurs écrit en partie comme le véritable programme politique des Alternatifs.
Pour la pratique (ou la praxis), il semble nécessaire de distinguer ce qui relève du mouvement et ce qui relève de la gestion directe d’une entreprise SCOP ou association.
C’est dans le mouvement, tel que défini par Henri Lefebvre (fin chap.1, p.55), que l’on repère plus facilement le souffle autogestionnaire (assemblées générales fréquentes et souveraines, par exemple). Mais là encore cette labélisation ne fait pas l’unanimité. À LIP par exemple, Raymond Burgy, l’un des leaders CFDT, se hérisse dès que l’on prononce le mot : « on n’a jamais parlé comme ça, dit-il, ce qui paraît important, c’est comment on décidait ce qu’on allait faire et comment on s’y prendrait pour le faire... » (p. 190) - ce qui suit figurait dans une première version beaucoup plus longue - « Je n’admets pas que l’on profite d’un conflit pour en faire un banc d’essai. Quand j’ai vu tout le débarquement de l’extrême-gauche, dont un certain Alain Badiou, qui vient vous dire ‘’on va vous expliquer ce qui se passe et comment il faut faire’’, alors là, je ne supportais pas et je n’aimais pas les voir aux assemblées générales ». Il est vrai que les principaux leaders de la Gauche prolétarienne, la GP, (Benny Lévy, Alain Geismar, Serge July...) se rendaient souvent à Besançon et, pour la petite histoire, ils en auraient même, d’après Hervé Hamon et Patrick Rotman dans Génération 2. Les années de poudre (1988, Seuil), tiré leçon au point de s’auto-dissoudre : « ce que LIP met en cause, c’est notre raison d’être [...] Le grand problème est de savoir se dégager, de savoir dire à-dieu, de ne pas s’accrocher aux fétiches [...] LIP, ce n’était pas du flanc, on pouvait partir en beauté » (Benny Lévy).
En revanche, pour Roland Vittot, autre leader CFDT, il y avait bien un « esprit autogestionnaire » (p. 190) ; alors que pour Charles Piaget « l’air de l’autogestion c’est bien, mais tu as aussi besoin de l’air des champs ! » (p. 190). Notons également que dans le film « Les LIP, l’imagination au pouvoir » de Christian Rouaud, le mot autogestion n’est pas prononcé une seule fois.
Un autre témoin, cette fois-ci du Larzac, fait le constat que lors des AG qui rassemblaient paysans et comités de soutien « il y a eu de sérieux affrontement et c’est normal ; discuter, s’engueuler, c’est la base même de la démocratie... ou de l’autogestion, c’est comme tu veux, pour moi c’est la même chose démocratie et autogestion ! » (Bernard Huissoud p. 76)
Donc les points de vue divergent sur l’usage du mot, mais je ne pense pas qu’il faille y attacher trop d’importance. Et quand on en arrive à la gestion proprement dite, alors là les choses se compliquent encore plus ! Christian Vaillant fait de la Péniche et d’Ardelaine, les seules entreprises réellement autogérées parmi les 10 citées.
La Péniche est effectivement la seule qui s’en revendique. Ils sont six associés (trois au moment de l’entretien en 2009) à peu près de même niveau de formation, travaillant dans le même bureau, sur les mêmes productions et à égalité parfaite de rémunération. Ce fonctionnement correspond tout à fait à ce que dit le PDG (ex délégué CGT) des Tanneries d’Annonay à propos de l’autogestion : « L’autogestion, gérer ensemble, est peut-être possible avec une petite équipe de gens qui font la même chose, architectes par exemple, avec le même niveau de qualification. Dans une entreprise comme les Tanneries, c’est au moins dix décisions par jour à prendre très rapidement sous peine de perdre des marchés et là, le PDG est seul à pouvoir décider. » (Lucien Alluy p. 207). Pour Odile Jacquin, associée de la Péniche depuis 2006, « l’autogestion doit s’envisager comme une création organique souple qui va d’une forme à la suivante en fonction des personnes qui la font » (p. 261).
Mais ce qui paraît possible à six, l’est-il à 44 ? Tant qu’Ardelaine a fonctionné avec ses cinq fondateurs, pas de problème, mais au fur et à mesure que l’entreprise s’est développée, il a fallu établir des règles et une équipe de ‘’cadres’’ s’est mise en place : ils sont quatre à veiller à la bonne marche de la SCOP et à mettre en œuvre les décisions du conseil d’administration élu par l’assemblée générale annuelle des associés. Signe de cette hiérarchie reconnue : les cadres cotisent à une caisse de retraite complémentaire de cadres, cette cotisation supplémentaire est compensée par un salaire légèrement plus élevé (+0,2) que la base commune à tous, actuellement le SMIC. Il faut aussi noter que la moitié des salariés ne sont pas à ce jour, associés de la SCOP (ce qui demande de consacrer 5% de son salaire brut), cette différence de statut n’est pas sans créer parfois quelques tensions dans la gestion du temps de travail par exemple.
Donc Ardelaine semble plus éloignée de l’autogestion que le laisse entendre Christian. Béatrice Barras, quand elle évoque Ardelaine avec toujours la même passion, préfère parler de ‘’coopération’’ plutôt que d’autogestion. « En 35 ans, nous avons appris ce qu’était une construction collective [...] Ce qui rassemble c’est une œuvre commune à plusieurs dimensions que l’on doit faire avancer en tenant compte des changements qui interviennent dans le collectif. » (p. 281)
Finalement, et ce sera ma conclusion, ce que je retiens de cette longue enquête sur trois années, ce n’est pas un mot à usage complexe, mais la rencontre avec des personnes passionnées et passionnantes, qui ‘’pensent global et agissent local’’ en appui sur des valeurs humaines universelles et non sur l’argent, même s’il en faut, et c’est pour cela que nous les avons nommés ‘’Créateurs d’utopies’’ !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques observations à propos de l’analyse de Christian Vaillant</p>
<p>L’historique du projet du livre, tel que l’évoque Christian Vaillant, comporte une erreur ou plus exactement un oubli important. Comme cela est expliqué dans l’introduction et repris par P. Viveret dans la préface, la question au départ était de se demander si la quasi disparition du mot autogestion dans le langage politique de la gauche (disons de gouvernance ou réformiste), avait pour autant éliminé toutes traces dans la société civile. La première hypothèse a été de rechercher des liens possibles entre autogestion et démocratie participative, le premier titre choisi était d’ailleurs « La démocratie participative dans les pas de l’autogestion », sans même un point d’interrogation ! Après une première enquête auprès d’élus et de militants, nous avons constaté qu’il s’agissait de deux réalités différentes difficilement comparables. Aussi nous nous sommes orientés vers le mouvement social à partir de la définition donnée par Henri Lefebvre (cf. fin du chap. 1 p. 55), d’où l’intention de « nous attarder sur les lieux (là où vivent ou ont vécu les gens) qui donnent sens et saveur à tels moments de la vie social, (en mettant) l’accent sur un processus de réappropriation collective&#8230; » (Pierre Sansot), ces lieux, même si nous nous n’y sommes pas toujours rendus, sont très présents dans les souvenirs de ceux et celles qui en témoignent : LIP, le Larzac, Plogoff, Villejean, les Tanneries, une école primaire, etc. Et au final, on aboutit à l’actualité de l’économie sociale et solidaire où l’on a rencontré des personnes tout autant investies, tout autant passionnées&#8230; Ce qui conduit à une question-clé : l’ESS crée-t-elle du mouvement social ? La réponse (prudente) étant plutôt oui, même si ce mouvement est sensiblement différent, semble peu organisé et est encore en manque de grande visibilité dans l’opinion publique. Donc le ‘’rêve d’autogestion’’ évoqué par Christian comme charnière, a été une expression secondaire, un titre provisoire dans l’attente évidente d’autre chose.<br />
En revanche, d’accord avec lui pour souligner l’absence de témoins de la mouvance libertaire des années 1970, avec le mouvement communautaire, les squats &#8230; Il n’y a pas beaucoup de communistes non plus, un seul devenu PDG des Tanneries d’Annonay. Ceci-dit deux témoins de l’ESS (chap.7) font allusion à leur appartenance à cette mouvance et un autre évoque l’importance du CLAJ pour sa formation militante.<br />
Dans cette enquête, dès le départ le choix était clair : il n’y avait aucune intention d’exhaustivité, donc effectivement ce sont bien les réseaux de connaissance qui ont fonctionné sans recherche d’une ‘’objectivité’’ scientifique, nous n’en avions pas les moyens, et ces réseaux, par nos origines et nos engagements, étaient largement issus du christianisme social à connotation marxiste. Il était convenu aussi de faire une grande place à la parole des témoins sans chercher à l’interpréter ou à y plaquer des constructions idéologiques, au-delà de ce que les témoins eux-mêmes pouvaient en dire, ce qui fait que d’un témoin à l’autre il peut y avoir des représentations relativement différentes de la même situation, (un exemple sera évoqué un peu plus loin à propos de l’autogestion). Une historienne et un sociologue ont suivi le travail pour éviter les égarements (tendance à trop vouloir en faire ou en dire), le décès brutal de Françoise Tétard, l’historienne, a été un handicap certain au moment de la construction du texte ce qui peut expliquer quelques erreurs.<br />
Je partage donc tout à fait l’analyse faite à propos de cette construction en particulier le manque de lien entre le chapitre 1 qui évoque l’émergence du concept d’autogestion, et la première partie (origines de l’économie sociale) du chapitre 7. Ce qui provoque un décalage historique, puisque l’on revient dans le chap. 7 au XIXe siècle pour parler des origines de l’économie sociale avec les associations et mutuelles ouvrières.<br />
Je reconnais aussi tout à fait la légèreté du traitement du rapprochement conceptuel entre économie sociale et économie sociale et solidaire. Ceci dit j’ai du mal à comprendre la distinction faite par Christian entre d’une part ‘’économie sociale’’ et d’autre part ‘’économie solidaire’’. C’est une découverte pour moi&#8230; Selon lui, l’économie sociale est une histoire collective ‘’sans profit’’ (souligné par mes soins) ; étonnante définition, mais faudrait-il encore s’entendre sur le thème profit, et s’il s’agit de bénéfices, il vaut mieux que toute entreprise en fasse, quel que soit son statut, sinon pas d’investissements et pas de participation aux bénéfices pour les associés d’une SCOP. Une association (à but non lucratif par définition), l’une des trois composantes de l’économie sociale, peut très bien faire des bénéfices, mais en revanche ne peut rien redistribuer à ses salariés. Toujours selon Christian, l’économie solidaire est à considérer comme ‘’faisant le bien’’ et il donne comme exemple l’insertion, l’action pour l’environnement &#8230; Si je comprends bien Ardelaine devrait se contenter de l’appellation ‘’économie sociale’’, parce que son objet est exclusivement la production de biens de consommation ? En tout cas Ardelaine, tout comme Alternatives économiques, la Péniche&#8230;, se situe clairement dans le cadre ‘’économie sociale et solidaire’’, en se référant à la charte actualisée de l’ESS.<br />
J’en arrive au point central de la discussion : la question de l’autogestion. Il semblerait que Christian ait lu le livre avec une représentation claire et précise de ce qu’elle est et de ce qu’elle n’est pas, faisant de l’égalité de revenu et de l’égalité de compétences (par la polyvalence et l’absence de hiérarchie), le référentiel incontournable pour bénéficier du label ‘’autogestion’’ et à ses yeux seuls deux entreprises parmi les dix citées peuvent en bénéficier.<br />
Or pour nous, c’est d’abord de la complexité qui ressort de notre enquête. Il semble tout d’abord nécessaire de préciser de quoi on parle : d’un projet politique ou bien d’une pratique ?<br />
Le projet politique, par définition, projette une société idéale de liberté, d’autonomie, de démocratie directe&#8230; dans laquelle l’exploitation, l’aliénation seraient bannies. Dans cette perspective, on ne peut séparer socialisme et autogestion. En effet, après la guerre d’Algérie, l’autogestion est venue à point pour redonner du souffle au socialisme français déshonoré par cette guerre et moribond. La CFDT et le PSU, puis la Deuxième gauche, furent porteur du socialisme autogestionnaire, redevenu simplement socialisme avec l’arrivée au pouvoir de F. Mitterrand en 1981. Michel Rocard explique bien toute cette évolution dans le chapitre 1. En fait, l’autogestion dans ce cas ne fut que ‘’brise légère’’ et n’a pas ébranlé le monde. Aujourd’hui, seuls les Alternatifs Rouge et Vert, et peut-être aussi le Parti de Gauche, restent porteurs de ce projet, le livre « Autogestion hier, aujourd’hui et demain » (Collectif L. Collonges) est d’ailleurs écrit en partie comme le véritable programme politique des Alternatifs.<br />
Pour la pratique (ou la praxis), il semble nécessaire de distinguer ce qui relève du mouvement et ce qui relève de la gestion directe d’une entreprise SCOP ou association.<br />
C’est dans le mouvement, tel que défini par Henri Lefebvre (fin chap.1, p.55), que l’on repère plus facilement le souffle autogestionnaire (assemblées générales fréquentes et souveraines, par exemple). Mais là encore cette labélisation ne fait pas l’unanimité. À LIP par exemple, Raymond Burgy, l’un des leaders CFDT, se hérisse dès que l’on prononce le mot : « on n’a jamais parlé comme ça, dit-il, ce qui paraît important, c’est comment on décidait ce qu’on allait faire et comment on s’y prendrait pour le faire&#8230; » (p. 190) &#8211; ce qui suit figurait dans une première version beaucoup plus longue &#8211; « Je n’admets pas que l’on profite d’un conflit pour en faire un banc d’essai. Quand j’ai vu tout le débarquement de l’extrême-gauche, dont un certain Alain Badiou, qui vient vous dire ‘’on va vous expliquer ce qui se passe et comment il faut faire’’, alors là, je ne supportais pas et je n’aimais pas les voir aux assemblées générales ». Il est vrai que les principaux leaders de la Gauche prolétarienne, la GP, (Benny Lévy, Alain Geismar, Serge July&#8230;) se rendaient souvent à Besançon et, pour la petite histoire, ils en auraient même, d’après Hervé Hamon et Patrick Rotman dans Génération 2. Les années de poudre (1988, Seuil), tiré leçon au point de s’auto-dissoudre : « ce que LIP met en cause, c’est notre raison d’être [...] Le grand problème est de savoir se dégager, de savoir dire à-dieu, de ne pas s’accrocher aux fétiches [...] LIP, ce n’était pas du flanc, on pouvait partir en beauté » (Benny Lévy).<br />
En revanche, pour Roland Vittot, autre leader CFDT, il y avait bien un « esprit autogestionnaire » (p. 190) ; alors que pour Charles Piaget « l’air de l’autogestion c’est bien, mais tu as aussi besoin de l’air des champs ! » (p. 190). Notons également que dans le film « Les LIP, l’imagination au pouvoir » de Christian Rouaud, le mot autogestion n’est pas prononcé une seule fois.<br />
Un autre témoin, cette fois-ci du Larzac, fait le constat que lors des AG qui rassemblaient paysans et comités de soutien « il y a eu de sérieux affrontement et c’est normal ; discuter, s’engueuler, c’est la base même de la démocratie&#8230; ou de l’autogestion, c’est comme tu veux, pour moi c’est la même chose démocratie et autogestion ! » (Bernard Huissoud p. 76)<br />
Donc les points de vue divergent sur l’usage du mot, mais je ne pense pas qu’il faille y attacher trop d’importance. Et quand on en arrive à la gestion proprement dite, alors là les choses se compliquent encore plus ! Christian Vaillant fait de la Péniche et d’Ardelaine, les seules entreprises réellement autogérées parmi les 10 citées.<br />
La Péniche est effectivement la seule qui s’en revendique. Ils sont six associés (trois au moment de l’entretien en 2009) à peu près de même niveau de formation, travaillant dans le même bureau, sur les mêmes productions et à égalité parfaite de rémunération. Ce fonctionnement correspond tout à fait à ce que dit le PDG (ex délégué CGT) des Tanneries d’Annonay à propos de l’autogestion : « L’autogestion, gérer ensemble, est peut-être possible avec une petite équipe de gens qui font la même chose, architectes par exemple, avec le même niveau de qualification. Dans une entreprise comme les Tanneries, c’est au moins dix décisions par jour à prendre très rapidement sous peine de perdre des marchés et là, le PDG est seul à pouvoir décider. » (Lucien Alluy p. 207). Pour Odile Jacquin, associée de la Péniche depuis 2006, « l’autogestion doit s’envisager comme une création organique souple qui va d’une forme à la suivante en fonction des personnes qui la font » (p. 261).<br />
Mais ce qui paraît possible à six, l’est-il à 44 ? Tant qu’Ardelaine a fonctionné avec ses cinq fondateurs, pas de problème, mais au fur et à mesure que l’entreprise s’est développée, il a fallu établir des règles et une équipe de ‘’cadres’’ s’est mise en place : ils sont quatre à veiller à la bonne marche de la SCOP et à mettre en œuvre les décisions du conseil d’administration élu par l’assemblée générale annuelle des associés. Signe de cette hiérarchie reconnue : les cadres cotisent à une caisse de retraite complémentaire de cadres, cette cotisation supplémentaire est compensée par un salaire légèrement plus élevé (+0,2) que la base commune à tous, actuellement le SMIC. Il faut aussi noter que la moitié des salariés ne sont pas à ce jour, associés de la SCOP (ce qui demande de consacrer 5% de son salaire brut), cette différence de statut n’est pas sans créer parfois quelques tensions dans la gestion du temps de travail par exemple.<br />
Donc Ardelaine semble plus éloignée de l’autogestion que le laisse entendre Christian. Béatrice Barras, quand elle évoque Ardelaine avec toujours la même passion, préfère parler de ‘’coopération’’ plutôt que d’autogestion. « En 35 ans, nous avons appris ce qu’était une construction collective [...] Ce qui rassemble c’est une œuvre commune à plusieurs dimensions que l’on doit faire avancer en tenant compte des changements qui interviennent dans le collectif. » (p. 281)<br />
Finalement, et ce sera ma conclusion, ce que je retiens de cette longue enquête sur trois années, ce n’est pas un mot à usage complexe, mais la rencontre avec des personnes passionnées et passionnantes, qui ‘’pensent global et agissent local’’ en appui sur des valeurs humaines universelles et non sur l’argent, même s’il en faut, et c’est pour cela que nous les avons nommés ‘’Créateurs d’utopies’’ !</p>
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	<item>
		<title>Commentaires sur 5e rencontre nationale des porteurs de monnaies locales par Hamadou Sabira</title>
		<link>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-economie-alternative/5e-rencontre-nationale-des-porteurs-de-monnaies-locales/comment-page-1#comment-103517</link>
		<dc:creator>Hamadou Sabira</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 20:56:19 +0000</pubDate>
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		<description>Nous faisons partie d&#039;une petite association des Femmes de la Corne d&#039;Afrique (Ethiopie, Djibouti, Erythrée)Nous luttons pour éradiquer les Mutilations génitales féminines et les mariages précoces dans cette partie d&#039;Afrique. L&#039;objet de  notre message est le suivant : Si vous n&#039;avez pas encore réglé la question de la nourriture des participants à la 5ème rencontre, nous aimerions vous proposer des buffets éthiopiens et djiboutiens à des prix sympas. Cela fera connaitre notre association et permettra de financer les projets qu&#039;on mène pour soutenir des femmes formidables de cette partie d&#039;Afrique. Nous sommes à votre disposition pour d&#039;autres infos.
A l&#039;avance, nous vous remercions de votre réponse.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Nous faisons partie d&#8217;une petite association des Femmes de la Corne d&#8217;Afrique (Ethiopie, Djibouti, Erythrée)Nous luttons pour éradiquer les Mutilations génitales féminines et les mariages précoces dans cette partie d&#8217;Afrique. L&#8217;objet de  notre message est le suivant : Si vous n&#8217;avez pas encore réglé la question de la nourriture des participants à la 5ème rencontre, nous aimerions vous proposer des buffets éthiopiens et djiboutiens à des prix sympas. Cela fera connaitre notre association et permettra de financer les projets qu&#8217;on mène pour soutenir des femmes formidables de cette partie d&#8217;Afrique. Nous sommes à votre disposition pour d&#8217;autres infos.<br />
A l&#8217;avance, nous vous remercions de votre réponse.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Terrorisme : et si l’on regardait les tenants et les aboutissants ? par Bouffiès Laurent</title>
		<link>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/billets-yves-michel/terrorisme-et-si-l%e2%80%99on-regardait-les-tenants-et-les-aboutissants/comment-page-1#comment-98454</link>
		<dc:creator>Bouffiès Laurent</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Apr 2012 11:35:33 +0000</pubDate>
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		<description>Le point 1 me semble inclure tous les autres...

L&#039;Amour est une décision que l&#039;on prend et que l&#039;on reprend à chaque instant. Le passé est là pour nous rappeler de vivre le présent de cette manière-là. Seul le Présent est LA !

&quot;Rien de Réel ne peut être menacé, rien d&#039;irréel n&#039;existe&quot;. Un Cours en Miracles

Merci Yves, d’œuvrer pour une vie de Valeurs.

Laissons la Vie nous Vivre !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le point 1 me semble inclure tous les autres&#8230;</p>
<p>L&#8217;Amour est une décision que l&#8217;on prend et que l&#8217;on reprend à chaque instant. Le passé est là pour nous rappeler de vivre le présent de cette manière-là. Seul le Présent est LA !</p>
<p>&laquo;&nbsp;Rien de Réel ne peut être menacé, rien d&#8217;irréel n&#8217;existe&nbsp;&raquo;. Un Cours en Miracles</p>
<p>Merci Yves, d’œuvrer pour une vie de Valeurs.</p>
<p>Laissons la Vie nous Vivre !</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Merci pour votre confiance, et faites des cadeaux avec nos livres ! par Jean-Marc</title>
		<link>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/billets-yves-michel/merci-pour-votre-confiance-et-faites-des-cadeaux-avec-nos-livres/comment-page-1#comment-96764</link>
		<dc:creator>Jean-Marc</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Mar 2012 09:59:15 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.yvesmichel.org/?p=2056#comment-96764</guid>
		<description>Vu et noté. Merci pour le tel, et au plaisir. 
Cordialement.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Vu et noté. Merci pour le tel, et au plaisir.<br />
Cordialement.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Merci pour votre confiance, et faites des cadeaux avec nos livres ! par Jean-Marc</title>
		<link>http://www.yvesmichel.org/yves-michel/billets-yves-michel/merci-pour-votre-confiance-et-faites-des-cadeaux-avec-nos-livres/comment-page-1#comment-95396</link>
		<dc:creator>Jean-Marc</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Mar 2012 16:28:41 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.yvesmichel.org/?p=2056#comment-95396</guid>
		<description>De passage à Gap à Noel je souhaitais vous &quot;visiter&quot;, mais je n&#039;ai pas trouvé vos coordonnées. 
Pouvez vous les communiquer, je passe régulièrement par Gap, et j&#039;aime plutôt bien ce que vous faites. 
Merci par avance.
&lt;em&gt;Oui, c&#039;est pourtant clairement précisé à la rubrique &quot;contact avec l&#039;éditeur&quot;: http://www.yvesmichel.org/contacts !
Oui, vous êtes bienvenu, mais en prenant contact à l&#039;avance 04 92 65 52 26. Cordialement, Yves MICHEL&lt;/em&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>De passage à Gap à Noel je souhaitais vous &laquo;&nbsp;visiter&nbsp;&raquo;, mais je n&#8217;ai pas trouvé vos coordonnées.<br />
Pouvez vous les communiquer, je passe régulièrement par Gap, et j&#8217;aime plutôt bien ce que vous faites.<br />
Merci par avance.<br />
<em>Oui, c&#8217;est pourtant clairement précisé à la rubrique &laquo;&nbsp;contact avec l&#8217;éditeur&nbsp;&raquo;: <a href="http://www.yvesmichel.org/contacts" rel="nofollow">http://www.yvesmichel.org/contacts</a> !<br />
Oui, vous êtes bienvenu, mais en prenant contact à l&#8217;avance 04 92 65 52 26. Cordialement, Yves MICHEL</em></p>
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