Argent, dettes et banques

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  1. Martin dit :

    Je cherchais en vain depuis longtemps les critères de création de la monnaie. Votre précédent livre m'a bien éclairée sur le sujet. Merci.
    A la puissance prédatrice des financiers il existe un puissant contre-pouvoir qui s'ignore et que les pouvoirs en place s'appliquent à tenir aussi secret que la création de la monnaie : c'est le pouvoir des consommateurs avec leur porte-monnaie beaucoup plus efficace que leur bulletin de vote.
    Si aujourd'hui dans le monde tous les consommateurs de la célèbre boisson américaine cessent d'en acheter, la multinationale que la fabrique dépose son bilan dans les jours qui suivent. Une entreprise qui ne vend pas sa production est condamnée à la faillite.
    Si les consommateurs occidentaux n'achetaient pas les produits délocalisés, les entreprises n'auraient aucun intérêt à délocaliser leurs productions avec le chômage qu'elles induisent.
    Encore faut-il que les consommateurs en soient conscients et qu'ils en assument la responsabilité en se détoxifiant du consummérisme.

  2. A-J Holbecq dit :

    Bonjour
    Je voudrais attirer votre attention sur un article important de Christian Gomez, ayant trait au "100% money".
    Article qui me semble un peu long pour le copier ici, mais que je vous propose de lire sur http://osonsallais.wordpress.com/
    Voici néanmoins la conclusion:
    " A l’issue de cette revue de quelques projets, parmi bien d’autres, de restructuration du système bancaire, un enseignement apparaît avec clarté : Le système bancaire à couverture fractionnaire reste pour le bon fonctionnement de nos économies de marché un problème qu’il faut résoudre. […] La crise que nous venons de traverser apparaît comme un rappel aux réalités de nos économies et aux expériences de l’histoire : problème majeur hier, le fonctionnement des banques est un problème aujourd’hui et, si rien n’est fait, il le sera demain car il repose sur une faiblesse qui est un vice fondamental et incurable, la confusion entre la monnaie et le crédit.
    […] les replâtrages sans avenir des structures branlantes du présent ne suffisent plus. Il faut trouver autre chose et peut-être que la solution est-elle de renouer avec cette tradition, illustrée par les plus grands économistes, qui a de tout temps dénoncé le caractère fondamentalement vicié du fonctionnement d’un système bancaire qui produit la monnaie dont nos économies ont besoin en émettant des crédits. Comme le soutient notre étude, toute véritable solution aux problèmes contemporains doit passer par la reconquête du Pouvoir Monétaire par la société, à travers une réforme radicale du système bancaire fondée sur la dissociation entre la monnaie et le crédit, autrement dit la réforme qui est restée dans l’histoire sous le nom du « 100% Money ».
    Cette réforme permettrait d’atteindre, pour un coût finalement minimal, la plupart des objectifs auxquels il est possible d’aspirer aujourd’hui : meilleure régulation économique à travers un contrôle strict de la monnaie, plus grande efficacité dans l’allocation des ressources avec, donc, un impact positif sur la croissance à long terme ; capture par les Etats de la rente liée à la création monétaire ce qui permettrait de dégager des marges de manœuvre budgétaires très significatives.
    Mais, peut-être, au-delà de tous ces bénéfices, une telle réforme pourrait devenir la pierre angulaire d’une nouvelle refondation du capitalisme, dont on parle beaucoup sans jamais être capable de lui donner un contenu réel. Au cours des deux dernières décennies, un esprit d’ « agiotage », pour reprendre l’expression si juste de Walras, s’est répandu comme une gangrène, avec pour principale source d’alimentation une création monétaire débridée à l’échelle mondiale. Même si d’autres réformes au niveau du fonctionnement des marchés capitaux sont aussi nécessaires, cette réforme serait une étape indispensable si on veut pouvoir changer l’état d’esprit régnant. En effet, en contrôlant la masse monétaire et en réservant ses gains au seul Etat, elle ferait cesser ce scandale de pouvoir « se servir sur le marché sans offrir ». Elle fermerait le robinet des « faux droits » et ouvrirait le champ libre aux véritables facteurs de richesses à long terme : L’épargne et l’initiative entrepreneuriale. […] Elle signerait le commencement de la fin pour les profiteurs de ce système né d’une fraude et qui a toujours été le cancer des économies de marché et des sociétés libérales : Le système bancaire à couverture fractionnaire. "

  3. G. Louis dit :

    – les déficit de la sécurité sociale, ou encore de notre sysème de retraite sont-ils donc liés eux-aussi à l'intérêt sur la dette ?
    – le fond de financement créé récemment par la BCE est-il donc une création monétaire par une banque centrale comme vous l'appelez de vos voeux ?
    – ponctionner les revenus financiers pour financer les états a-t-il un sens si les états continuent à s'endetter sur le marché privé avec intérêt ?

  4. A-J Holbecq dit :

    Bonjour
    – les déficits de la SS et du système de retraite imposent aux administrations concernées d'être financés pour les déficit. Ce financement, puisque notre budget général est en déficit, l'est par l'augmentation de la dette et va donc, in fine, créer des besoins de financements supplémentaires puisque les intérêts de la dette vont également augmenter.
    Dis autrement, à chaque fois que les budgets des administrations publiques sont en déficit (et les intérêts à payer participent à ce déficit pour la plus large part sauf en ce qui concerne 2009, année très particulière), il faut les financer par une augmentation de la dette financée par de nouveaux emprunts.
    – le fond de financement créé par l'U.E. n'est pas de la monétisation par la BCE. Ce "spécial purpose vehicle" est en fait une "garantie collective" à hauteur de 440 Md€ (? – je n'ai plus le chiffre exact en tête).
    La BCE s'est contenté de monétiser quelques milliards en achetant des obligations sur le marché secondaire.
    Il ne s'agit en aucun cas d'une monétisation directe de la dette publique que plusieurs économistes souhaitent également maintenant (Sapir, Lordon et récemment Piketty http://tinyurl.com/24pj7gr
    – il vaut mieux ponctionner (un peu) les revenus financiers que rien du tout… mais ce n'est qu'un pis aller
    Cordialement
    AJH

  5. ICB dit :

    En la matière, il faut bien répondre à certaines questions, ce que fait partiellement cet ouvrage: Quel devra être le champ de cette régulation financière ? Devra-t-elle couvrir l’ensemble des acteurs du système financier, en y incluant notamment les entités peu ou pas régulées actuellement, à l’instar des hedge funds, conduits et autres véhicules de transferts et de déconsolidation des risques ? Comment traiter les frontières entre secteurs d’activité (banques / assurances) ou entre juridictions ? Comment assurer une coordination internationale des régulateurs apte à éviter la mécanique du moins-disant réglementaire ?
    Encore à faire pour les régulateurs…!

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