Les PME comme nos éditions et les transnationales ne jouent pas avec les mêmes règles…

Bonjour, vous êtes des lectrices et des lecteurs; où achetez-vous vos livres ? Sachez que votre choix a un gros impact sur l’économie, l’impact carbone, la situation des salariés et la santé financière de notre Etat français, lequel se prive d’impôts importants en renonçant à taxer les grosses transnationales comme Amazon ! Pourquoi est-ce ainsi ?…

Est-ce par ce que nos élus sont impuissants à le faire, et qu’ils sont déjà tout à fait assujetis (eux !) ? ou bien parce qu’ils y trouvent quelque avantage financier ou autre en retour ?

Je l’ignore, mais force est de constater que, décision après décision, nos élus roulent exclusivement pour les transnationales et à notre détriment de citoyens, de même qu’au détriment de la Terre et de ses nombreux (pour combien de temps encore ?) habitants et ses ressources pour les générations à venir… Il suffit de voir le cas des abeilles et des insecticides néonicotinoïdes, et la longue liste qui va avec.

Donc cessons d’être dupes, refusons de jouer dans leurs mascarades et construisons sans tarder le nouveau monde que nous voulons, parce qu’il pourrait bien que ça barde bientôt…

Yves MICHEL

Voici une pétition, laquelle a un impact minime, mais quand même…

Amazon a annoncé en grandes pompes que l’entreprise déclarerait désormais ses ventes dans les pays où elles ont été réalisées plutôt qu’au Luxembourg — paradis fiscal par excellence. Le géant de la vente en ligne tente de nous faire croire qu’il est en règle et paie ses impôts là où ils sont dus. Mais ce n’est qu’un mirage.

Ces changements chez Amazon ne sont pas le résultat d’une honnêteté soudaine, mais bien des pressions publiques et changements de législation.

Le géant du commerce électronique bénéficie depuis 2003 d’un taux d’imposition des plus généreux au Luxembourg: seulement 1% du chiffre d’affaires déclaré. Pendant ce temps, Amazon doit plus de 200 millions d’euros en arriérés d’impôt et en pénalités au fisc français. Et ça ce n’est que pour la période 2006-2010!

Alors que plusieurs pays ont engagé des actions contre l’évasion fiscale d’Amazon, l’entreprise est plus que jamais sous le feu des projecteurs. Il est temps de faire entendre nos voix et d’envoyer un message clair.

Dites à Amazon de rembourser les contribuables français et de payer ses impôts!

L’écran de fumé est basé sur un système de filiales qui permettront de déclarer les bénéfices d’Amazon dans chaque pays. Il faut toutefois noter qu’Amazon aurait été obligé de créer ces succursales locales d’ici 2018 en raison d’une recommandation de l’OCDE adoptée par le G20 visant à lutter contre l’évasion fiscale.

La création de succursales nationales ne règle cependant pas le problème de fond. En effet, l’argent continue de circuler vers les filiales situées dans des pays à la fiscalité avantageuse. Bien qu’à la limite de la légalité, ce montage financier opaque, dont le seul but est de cumuler les profits aux dépens des contribuables, participe à réduire la capacité des États à financer les programmes sociaux et infrastructures publiques qui bénéficient pourtant à Amazon et à son personnel.

La Commission européenne — dirigée par l’ancien premier ministre luxembourgeois — n’est visiblement pas pressée d’agir concrètement contre ces abus fiscaux. Cela fait en effet 4 ans que les débats perdurent sans qu’aucune mesure claire ne soit prise à l’encontre d’entreprises comme Amazon. La classe politique préfère plier sous la pression des grands groupes et des lobbies, même en sachant que la fraude fiscale coûte chaque année à la population européenne plus de deux mille milliards d’euros — ce qui représente 5 fois le déficit public de l’Union européenne!

Mettons donc nous-mêmes la pression sur Amazon.

Dites à Amazon d’abandonner ses pratiques d’optimisation fiscale et de payer sa juste part d’impôt!

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Pour plus d’informations:

Malgré ses annonces, Amazon restera un «Intaxable», Mediapart (relayé par Sans langue de bois), 30 mai 2015
Présidence du Conseil de l’Union européenne, Pierre Gramegna a présenté les priorités de la Présidence luxembourgeoise devant la commission ECON du Parlement européen, 15 juillet 2015

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