Un médecin peut être radié de l’Ordre: sur quels critères ?…

Message d’Alexandre Imbert, Alternative Santé, que je trouve emblématiquede la situation sanitaire dans notre pays. Si ça se passait dans un autre pays, tout le monde dirait que c’est un pays totalitaire, alors pourquoi pas « notre » pays ?… YM.

Bonjour,

L’histoire que je vais vous raconter n’a rien d’exceptionnel, elle se reproduit régulièrement, méthodiquement depuis plusieurs années. Cette histoire n’est en effet que l’épisode d’un plan d’épuration scrupuleusement suivi par l’Ordre des médecins. Un plan visant a éliminer systématiquement tous les médecins déviants (entendez qui pratiquent aussi les méthodes alternatives).

Cette fois c’est le Docteur Pascale Delechenault qui était dans la charette. Ancien interne des hôpitaux de Rouen, ancien chef de cinique, Pascale Delechenault est proctologue. Un confrère lui envoie une patiente avec comme instruction de traiter ses hémorroides. Elle lui fait donc de classiques séances d’électrocoagulation par infra-rouges espacées d’1 mois. Mais constatant que la patiente (alcoolique et anorexique) souffre également d’une mycose oesophagienne importante et d’une œsophagite ulcérée (due à ses vomissements), elle propose une aromathérapie anti-infectieuse et un régime alimentaire adapté.

La patiente décède quelques semaines plus tard d’un cancer du corps du pancréas, qui se cachait derrière les autres pathologies digestives. Mise en cause par le fils de la patiente devant le Conseil de l’Ordre, le Dr Pascale Delechenault pense être défendue par ses pairs. Mais c’est une dissidente, une traitre… Sur son site web elle parle du traitement des hémorroïdes par infra rouges, de la prise en charge allopathique bien sûr, mais aussi phyto, aroma, homéo et psychocomportementale des troubles digestifs. Elle évoque aussi les fleurs de Bach, la mémoire de l’eau, et la biorésonnance ! Et ça, il ne faut pas.

Résultat, le Dr Delechenault échappe de peu à la radiation définitive. Elle est finalement radiée pour un an. Dégoutée, elle est partie s’installer à Girone, en Espagne, où on l’accueille bien volontiers. Elle va s’adresser à la Cour Européenne de Justice espérant un jugement favorable « pour aider les confrères qui se font massacrer régulièrement par l’Ordre et pour les patients qui veulent pouvoir se faire soigner par de « vrais » médecins à ouverture large d’esprit et de pratique ». Mais si je comprends bien le message qu’elle m’a adressé, peu importe la décision finale. Elle ne reviendra pas. Vous pouvez lui envoyer un message de soutien en passant pas moi, je lui transmettrai.

L’histoire de Pascale Delechenault est un avertissement supplémentaire aux praticiens qui croient qu’ils sont encore libres de leurs prescriptions et de leurs choix thérapeutiques. Cornaqués par la Sécu, surveillés par leurs instances ordinales, un jour il ne restera plus parmi eux que des fonctionnaires soumis.

Je n’ai qu’un message pour ceux qui revendiquent une certaine liberté. Dévissez votre plaque ! Tirez-vous de là !

L’épuration systématique ne vise pas seulement les praticiens, elle vise aussi les remèdes. C’est ce que Michel Dogna nous rappelle dans son coup de gueule de la semaine. Michel, qui voit le mal partout, pense même que les établissements bancaires sont complices de ce nettoyage au Kärcher. Je crois qu’il se trompe, mais ce ne serait pas si étonnant. Lisez plus bas le premier article de notre newsletter. Le second article, écrit par Caroline Morel, évoque un remède qui a 600 ans d’âge : l’eau de Sainte Rita, destinée aux causes désespérées. Lisez-le avant que ça ne soit interdit.

Prenez soin de vous, Alexandre IMBERT, Alternative Santé

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