Crise financière, crise économique, crise sociale: une nouvelle lettre aux indignés

Lettre aux citoyens indignés par les turpitudes des financiers et des puissants.
Lettre N° 2 de Claude NEUSCHWANDER, auteur de:  Claude NEUSCHWANDER, une vie de militances
Crise financière, crise économique, crise sociale….
Le gouvernement en place en France, du moins pour quelque temps encore, s’abrite lui derrière l’alibi de la crise pour tenter de se défausser de toute responsabilité dans le pourrissement de la situation actuelle. Le Président en place semble oublier qu’au moment de son élection il avait choisi symboliquement de faire la fête au Fouquet’s, devenu pour une soirée la filiale française de Davos,avec les plus grosses fortunes du CAC 40, celles avec lesquelles il a, de toute éternité, décidé de faire alliance ; que les premières mesures de son gouvernement, dans le droit fil du libéralisme apatride, ont consisté à réduire les impôts des plus grandes fortunes et des entreprises les plus bénéficiaires du pays, notamment en développant de nouvelles niches d’impôts, ce qui a coûté plusieurs dizaines de milliards à l’Etat et aggravé la dette que l’on demande aux autres Français, classes moyennes et classes défavorisées réunies, de combler aujourd’hui par leurs sacrifices ou leurs contributions. En même temps, l’on essaie de leur faire porter le chapeau d’un échec avéré !
Car la crise de société que nous vivons aujourd’hui trouve son origine indiscutable dans la crise financière puis économique construite aux Etats-Unis dans les années 2007 et 2008 et sur laquelle il convient de s’arrêter un instant, car elle est exemplaire de toutes ces crises, à base de spéculation et de libéralisme qui se succèdent depuis 1980 : vingt quatre en trente ans ! qui toutes ont entraîné des peuples entiers dans le chômage et la misère. Leur déroulement s’organise toujours selon le même principe : une spéculation démarre qui se focalise sur des biens dans un domaine limité. Les prix commencent à monter. Le marché, fasciné par cette hausse qui paraît sans limite,  veut en prendre sa part. Contrairement à l’économie industrielle – celle qui a caractérisé le XXème siècle – et dans laquelle le marché exerçait un rôle régulateur sur les prix, l’économie financière que nous connaissons aujourd’hui, accentue naturellement les déséquilibres d’un marché poussé par le seul espoir du gain. Les prix s’emballent donc, une bulle spéculative se forme dont le destin est sans appel :  une bulle finit toujours par éclater entraînant dans sa disparition d’immenses profits pour les spéculateurs de métiers qui ont su prendre leurs précautions mais aussi de grandes pertes pour les joueurs ordinaires en bourse, ce qui les regarde ; mais, hélas, cela induit toujours des disparitions d’entreprises, avec le chômage que cela génère et la précarité que cela crée, mais aussi le développement de crises économiques, régionales la plupart du temps, mais mondiales parfois !

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