Crise financière et technoscience folle

« Des différences énormes apparaîtraient rapidement entre la société qui contrôlerait ses développements technologiques en faisant une sélection, et celle qui profiterait aveuglement de la première occasion venue. »
Le Choc du Futur, Alvin Tofler, collection Défi dirigée par J.J.Servan Schreiber, chez Denoël, 1970.
A ce jour, vingt ans après, la société que nous vivons est du deuxième type ; elle laisse utiliser « aveuglement » l’outil informatique par un as de la play-station qui a grandi ; 50 milliards d’euros manipulés à son profit ; 140 000 opérations en quelques dizièmes de secondes. Impossible en 1968 avec des cartes perforées entassées dans un bac de tri et des tringles pour les sortir. Où la science va-t-elle nous conduire, si on laisse sans contrôle les agents de l’économie de marché profiter des progrès de la science accumulés exponentiellement ? Modifications génétiques, médicaments dopants, usages civil et militaire de l’énergie nucléaire et de l’électronique, manipulations de l’information, automatismes et robots de toutes sortes…. « Science sans conscience… » disait François Rabelais.
Jean-Pierre Morichaud, 33 ans en mai 68. Auteur de “La filière nucléaire du Plutonium”, éd. Yves MICHEL

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