Editeur précurseur, cela a un coût. Y êtes-vous sensibles ?

Chers lecteurs,

je saisis l’occasion d’un échange entre un lecteur et l’un de mes auteurs ce matin pour attirer votre attention sur mon travail d’éditeur et le rôle que vous pouvez jouer.

Pour choisir les livres que je vais éditer, c’est à dire sur lesquels je vais prendre des risques, je ne fais pas d’étude de marché ni de calibrage marketing pour occuper telle niche commerciale.
J’étudie le contenu des manuscrits (trop nombreux hélas pour avoir le temps de tous les étudier !) afin de voir s’ils apportent une pièce utile au débat de société: conceptuelle, de témoignage ou pratique, vers des valeurs plus écologiques, respectueuses de la vie, féminines, etc., bref celles des “créatifs culturels”. Je m’assure que le texte soit accessible et bien étayé, et que l’auteur s’appuie sur sa propre expérience et ait un minimum de réseau autour de lui. Et si c’est le cas, je m’engage à le publier, j’y investis du temps et de l’argent. Puis je tâche de le faire connaître auprès du maximum de lecteurs potentiels, journalistes, prescripteurs, etc. et enfin, je fais mes comptes pour voir l’équilibre économique.
Vers une éco-industrie localeLisez la réponse de Luc Dando à un prescripteur ci-dessous; il est l’auteur de VERS UNE ECO-INDUSTRIE LOCALE, un audacieux projet pour relocaliser certaines activités: quelque chose que tout le monde appelle de ses voeux, non ? Oui, mais qui requiert une certaine volonté, tant des élus, des chefs d’entreprise que des acheteurs que nous sommes… Chacun fera-t-il sa “part de colibri” ? Vous comprendrez notre difficulté.
C’est un exemple parmi d’autres, et c’est là que j’attire votre attention, comme disait récemment un éditeur (qui ?) “lisez les livres pendant qu’ils sont là au lieu de pleurer quand l’éditeur aura disparu”… Ceci pour dire: intéressez vous aux livres que je publie, vous serez assez sûrs d’avoir une longueur d’avance sur les grands médias (vous pouvez découvrir le nombre de livres précurseurs que j’ai publié le premier en France), et faites les connaître à des lecteurs/trices potentiel(e)s. Parce que je n’achète que très très peu de pub, et cet engagement d’éditeur induit une fragilité économique; et qu’un petit coup de pouce de votre part peut être déterminant.
A vous de choisir, et merci à toutes celles et ceux qui nous soutiennent d’une façon ou d’une autre !
Faisons de 2015 l’année de l’émancipation vis à vis de toute domination et conditionnement !    Yves MICHEL
 
Bonjour Alain,
 Je vous remercie pour vos encouragements qui me sont d’autant plus précieux que je me sens assez peu soutenu dans mon projet que beaucoup qualifient d’utopique et/ou trop complexe à mettre en œuvre. Comme le souligne Yves Michel, ce livre à du mal à trouver son public car les citoyens ne se sentent pas concernés, les professionnels sourient du côté très en rupture avec les habitudes, s’interrogent sur la viabilité économique, difficultés à trouver des marchés et des financements. Les financeurs habituels n’ont pas assez à y gagner, les financeurs éthiques demandent à voir des preuves. Les politiques locaux ne savent pas quoi en penser et ils se demandent bien si cela peut servir ou desservir leur crédibilité politique pour les prochaines élections. Bref, je pense qu’il y a avant tout, un travail de communication à faire ; et pour cela, la notoriété de ceux qui en disent du bien peut être décisive pour intéresser des acteurs potentiels. Les meilleurs partenaires pour monter des projets concrets « d’éco-industries locales » me semblent être des professionnels expérimentés accompagnés de jeunes ingénieurs et autres professionnels proches de l’industrie, souhaitant construire un autre modèle économique et social.
Peut être avez vous en têtes quelques personnes ou associations d’élèves, il faudrait constituer un groupe de travail avec les spécialités suivantes :
 – Ingénieurs et techniciens des systèmes de production
– Comptable
– Marketing & communication
– Juriste
– Représentants collectivités territoriales & politiques locaux
– Financeurs éthiques (NEF, France active, …)
– Monteur de dossier de demande d’aide (Région, Etat, Europe, ….)
             J’imagine que votre temps est essentiellement occupé à gérer des priorités et je ne souhaite pas abuser de l’aide que vous me proposez. Peut être pouvez vous dire un mot du livre et du concept qu’il présente lors de vos conférences sur les sujets de transition. Un petit mot avec un lien de vos différents sites vers le blog d’Yves Michel peut aussi beaucoup aider.
             J’ai par ailleurs, envoyé des informations sur mon livre à Jacques Huybrechts du réseau « Entrepreneur d’avenir » et nous avons eu une discussion téléphonique très ouverte. Nombre des 740 entreprises du réseau sont avant tout des libéraux, mais certains d’entre eux peuvent néanmoins s’intéresser aux idées solidaires que je propose. Je suis à peu près sur qu’aucun n’a lu mon livre parce que personne n’en a encore vanté le contenu. Si vous écrivez votre avis, je me ferais un plaisir de le communiquer à eux et à d’autres.
 Bien cordialement, et merci encore pour l’aide que vous me proposez.
 Luc Dando

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