Le Ministère de l'Agriculture mis en cause dans sa gestion du dossier Chlordécone (pesticide bananes Antilles)

Deux rapports réalisés par des scientifiques de l’Anses et de l’Inra pointent les “anomalies” dans la gestion par le ministère de l’Agriculture de l’époque, du dossier du chlordécone.

Il est vraiment révoltant de constater que le Ministère de l’Agriculture est toujours au service des grands lobbies pétrochiliques, et ce au détriment de la santé de la population et des sols ! C’est comme pour le Cruiser, l’insecticide qui tue les abeilles, les OGM, etc. J’espère qu’il y aura un procès et que des resposabilités seront recherchées !
Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec l’industrie nucléaire, où l’OMS est soumise à l’AIEA pour tout ce qui concerne la santé et le nucléaire ! Faisons tomber ces citadelles, interpellons nos élus !
Yves MICHEL

Une gestion calamiteuse du dossier.

Communiqué: Le MDRGF se félicite que ces rapports pointent enfin les anomalies graves dans la gestion du dossier du chlordécone par le ministère de l’Agriculture ; notamment au niveau des procédures d’octroi des homologations, ainsi que dans la prise en compte de l’impact de l’utilisation de produits phytosanitaires sur l’environnement et la santé. Un des rapports dit d’ailleurs que l’impact sur la santé et l’environnement du chlordécone avait été jugée secondaire à l’époque par les autorités face à la défense de l’industrie bananière française. Le livre « Pesticides, révélations sur un scandale français » (1), écrit par François Veillerette et Fabrice Nicolino ne disait pas autre chose en 2007 …
On peut regretter cependant qu’il ait fallu tant de d’années avant d’avoir une évaluation de cette gestion calamiteuse de la catastrophe du chlordécone.
L’homologation des pesticides en question. Le MDRGF regrette surtout qu’à ce jour l’homologation des pesticides dépende toujours du Ministère de l’Agriculture et de lui seul. Le rapport de Pierre Benoit Joly rappelle d’ailleurs à ce sujet que le Ministère de l’Agriculture « exerce un monopole de compétences, qu’il ne partage ni avec l’environnement ni avec la santé » et est « dans une situation de juge et partie ».
« Le MDRGF partage cette analyse critique du monopole du Ministère de l’Agriculture dans le domaine des pesticides et demande que l’évaluation et l’homologation des pesticides soit dorénavant réalisée sous l’autorité des trois Ministères concernés : Agriculture, Santé et Environnement, chacun de ces trois Ministères devant avoir un poids égal dans la décision finale. » demande François Veillerette, porte parole du MDRGF.

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