Manifeste pour l'indépendance de l'OMS: vis à vis de l'AIEA comme sur la grippe !

MANIFESTE POUR L’INDÉPENDANCE DE l’OMS
La controverse sur la gestion, par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de l’épidémie de grippe H1N1 jette une lumière crue sur l’action de cette agence de l’ONU. À la demande de son président, le Dr. Wolfgang Wodarg, la commission Santé, unanime, de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a créé une commission d’enquête qui doit faire la lumière sur une éventuelle connivence entre les fabricants de vaccins et certains « experts », conseillers de l’OMS.
Nous aimerions que ce souci de transparence s’étende à d’autres domaines, et en particulier à ses rapports avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), dont l’un des objectifs est « la promotion du nucléaire civil ». En effet, rares sont ceux qui savent que l’OMS et l’AIEA ont signé un accord, le 28 mai 1959 (WHA 12-40), par lequel ces deux agences de l’ONU ne peuvent prendre de position publique qui puisse nuire à l’une ou l’autre (art. III, § 1).Cet accord peut expliquer la désinformation entretenue par l’OMS à l’égard du nucléaire, notamment sur les conséquences sanitaires de Tchernobyl. Le communiqué du 5 septembre 2005, cosigné par l’OMS et l’AIEA, est un exemple de cette désinformation quand il donne pour bilan « définitif » de la catastrophe une cinquantaine de morts et 4 000 cancers potentiellement mortels de la thyroïde chez les enfants. Pas un mot sur les quelque 830 000 « liquidateurs » venus de toute l’URSS pour décontaminer le site, et dont la santé est à la charge des États. Or, sur les 364 000 Ukrainiens mobilisés en 1986, 120 487 étaient décédés en 2006. Rien, non plus, sur la situation sanitaire des enfants au Bélarus : en 2000, selon le vice-ministre de la Santé, seuls 20 % d’entre eux étaient considérés en « bonne santé », alors qu’ils l’étaient à 80 % en 1985.
Le dernier communiqué commun de l’OMS et de l’AIEA, daté du 24 avril 2009, implique que les territoires affectés par l’accident ne sont plus dangereux pour les populations, qu’il faut seulement « rassurer par des conseils pratiques » et convaincre « d’un retour à la vie normale »…
C’est dans ce contexte que l’Institut indépendant Belrad, à Minsk (Bélarus), qui mesure depuis 1990 la radioactivité incorporée chez les enfants et les traite par des cures de pectine pour réduire leur taux de césium 137, s’est vu refuser les subsides qu’il demandait à l’Union européenne, au motif : « la thématique de votre projet n’est plus d’actualité ».
Or, un ouvrage scientifique, Chernobyl : Consequences of the Catastrophe for People and the Environment, d’Alexei Yablokov, Vassily et Alexei Nesterenko, vient d’être publié, dans sa version anglaise, par l’Académie des sciences de New York. Il présente une synthèse de 5000 études de terrain dans les pays contaminés, qui s’inscrit en faux contre le bilan de l’OMS-AIEA.
https://www.nyas.org/Publications/Annals/Detail.aspx?cid=f3f3bd16-51ba-4d7b-a086-753f44b3bfc1
Les soussigné(e)s demandent à l’OMS de défendre son indépendance en révisant l’accord de 1959 avec l’AIEA pour :
• remplir son mandat constitutionnel, qui est « d’amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible » et d’« aider à former parmi les peuples une opinion éclairée » ;
• encourager les études de terrain sur la contamination radioactive par des chercheurs indépendants qu’on veut ignorer (tel Y. Bandajevsky), avec notamment l’organisation de forums ;
• soutenir les projets de ceux qui tentent de lutter contre les effets de la catastrophe.
NOM PRÉNOM PROFESSION ADRESSE SIGNATURE
Adresser à P. Roullaud, Bourlinguette, 44530 GUENROUET
Manifeste proposé par le Collectif IndependentWHO composé d’une large coalition d’ONGs. Son objectif est de demander l’indépendance de l’OMS en matière de santé appliquée au nucléaire. L’action du Collectif, depuis le 26 avril 2007, est symbolisée par une Vigie, présence silencieuse de 8h à 18h, chaque jour ouvrable, devant le siège de l’OMS à Genève. www.independentwho.info
OMS[MANIFESTE__IWHO_2010_VF]
Signatures du Manifeste (à la date du 13 mars 2010) :
Edgar Morin, penseur sociologue et philosophe, directeur de recherches au CNRS
Jean Marie Pelt, Président de l’Institut Européen d’Ecologie
Gilles-Eric Seralini, Professeur à l’Université de Caen
Jean Ziegler, sociologue, vice-président du Comité consultatif du Conseil des Droits de l’Homme, Genève.
Jean-Paul Besset, député européen, Bruxelles
Jean-Claude Besson-Girard, écrivain, directeur de la revue Entropia Malaucène – Vaucluse
Arnaud Chiffaudel, physicien [Igny- Essonne]
Jean-Pierre Dupuy, philosophe, professeur à l’université Stanford, Californie.
Mgr Jacques Gaillot, évèque [de Partenia ?], Paris
Guy Kastler, Nature et Progrès – paysan dans l’Hérault
Paul Lannoye, Comité européen sur le risque de l’irradiation . Belgique
Fabrice Nicolino, journaliste, Paris
Xavier Renou, responsable associatif, Paris
Vincent Cheynet, rédacteur en chef de La Décroissance – Casseurs de pub
Heinz Stockinger, universitaire    Salzburg ( Autriche)
Dominique Bourg, philosophe et professeur à l’institut de politiques territoriales et d’environnement humain. Pully – Suisse
Bertrand Meheust, philosophe et professeur ( histoire de la psychologie) Mézilles -Vosges.
Marcello Buiatti Professor Genetics Department of Evolutionary Biology of the University of FlorenceVia Romana 17, 50125 Firenze. Italie
Stéphane Hessel Ambassadeur de France Paris
Rose Marie Upjohn Professeur retraitée
Jonathan Upjohn retraité de l’Université Joseph Fourier – Grenoble
Yves MICHEL, éditeur, Gap

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