Relaxe dans l'affaire des hormones de croissance: l'impunité des mandarins !

Colère et incompréhension des parents de victimes de l’hormone de croissance !
Le 14 janvier 2009: relaxe de tous les accusés (lisez le communiqué AFP ci-dessous). Un parachute doré pour les empoisonneurs et profiteurs !
Encore une fois, les aventures chimiques de médecins et pharmaciens, à seule fin de gagner plus d’argent, au mépris de la santé des gens, se soldent par au moins 117 morts, et la relaxe pour les responsables ! C’est le déni de justice, l’irresponsabilité des manipulateurs, une immense violence pour nous tous citoyens, et contre d’autres méthodes de santé, celles des médecines douces, simples, moins coûteuses, et sans effets secondaires ! Mais les chercheurs courageux de ces méthodes sont au contraire régulièrement harcelés et persécutés…

C’est la confirmation éclatante et révoltante que notre système de santé, allié à la Justice, est complètement à la botte des seuls intérêts financiers.
PARIS (AFP) — « La honte! C’est inadmissible! » : les familles des victimes de l’hormone de croissance ont exprimé colère et incompréhension après le jugement de relaxe générale des six médecins et pharmaciens prévenus, mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris.

« On n’a pas de réponse. Il n’y a pas de responsable. On ne sait pas comment nos proches sont morts, par la faute de qui », proteste Alexandre Jolivet, dont l’unique frère, Emmanuel, est mort en 2000, quinze ans après avoir été traité à l’hormone de croissance.

Comme les dizaines de parents de victimes venus écouter le jugement, dans une salle trop étroite pour les contenir tous, il semble encore sonné par le très rapide résumé de quatre mois de procès que vient de livrer le juge Olivier Perrusset.

« Aujourd’hui, en dix minutes, on a bâclé des années d’instruction, des années de souffrance, on a l’impression d’un manque de considération totale. Je ressens un profond dégoût », ajoute Alexandre.

« Je n’avais pas de grands, grands espoirs (sur des condamnations pénales, ndlr), mais se l’entendre dire comme ça, c’est inadmissible! », renchérit Claudine Frebillot, mère de Franck, décédé en 1995 après trois ans de maladie.

« Pourquoi n’ont-ils pas installé une estrade pour pouvoir entendre le jugement correctement? », interroge-t-elle.

Dans la grande salle des pas perdus, des familles se pressent encore, pensant être à l’heure pour le jugement, alors que les premières ressortent déjà du tribunal, la mine défaite. Un vieil homme en pleurs est assailli par une nuée de micros et caméras.

A l’intérieur, les derniers mots de M. Perrusset ont d’abord été suivis d’un silence pesant, l’espace d’une minute ou deux.

Puis quelques parents de victimes, certains arborant des pancartes au nom de leur proche décédé, ont laissé éclaté leur colère : « la honte! Elle est belle la Justice! Bande d’assassins! ».

Pour Jeanne Goerrian, mère d’Eric mort en 1994 et présidente de l’Association des victimes de l’hormone de croissance (AVHC), ce jugement prouve « la toute puissance » du corps médical.

A ses côtés, Me Bernard Fau, avocat de l’AVHC, laisse déjà se profiler un second procès, à condition que le procureur de Paris fasse appel de la relaxe générale.

« Le parquet doit rester dans la continuité (…) d’une accusation étayée, solide, qui puisse conduire au moins à une déclaration de culpabilité devant une cour d’appel », affirme-t-il.

Du côté des avocats de la défense, la discrétion est de mise.

« La justice est passée, voilà », lâche Me Henri Leclerc, avocat de Fernand Dray, un des six relaxés.

« Pour un drame de cette importance, ce n’est pas forcément le pénal qui est la solution. Peut-être que des avocats l’ont trop laissé espérer, c’était une erreur », fait valoir Me Olivier Metzner.

Immédiatement, le Parquet a fait appel; pourquoi ? Yves MICHEL

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