Monnaie: de profonds changements structurels en vue !

Bonjour à tous,
cet article mérite notre attention, surtout qu’il est écrit dans un blog du journal Le Monde. Il émane de Jean BAYARD; si vous voulez en savoir plus sur lui, cliquez ici.
En voici le début et ici pour l’article dans son ensemble que je vous recommande vraiment de lire: en effet, de grands changements structurels sur la monnaie sont inévitables à court terme, et chacun devrait être informé pour peser dans le sens du peuple et non des spéculateurs !
Ceci va dans le sens d’une réflexion que nos auteurs alimentent depuis plusieurs années, en particulier André-Jacques HOLBECQ  et Philippe DERUDDER, et souligne la pertinence de leur prochain livre à paraître à nos éditions: POUR UNE MONNAIE NATIONALE COMPLEMENTAIRE. Vous pouvez déjà le commander.
Bien à vous,   Yves MICHEL
28 novembre 2010

Sortir de la crise par une nécessaire révolution monétaire nationale et internationale


La crise économique dans laquelle nous a plongés l’affaire des “subprimes” ne semble pas près de se résorber en raison de la panne du crédit qu’elle a provoquée. Les plans de relance ont atteint leurs limites avec le gonflement insupportable des dettes nationales et les tentatives visant à renforcer le contrôle du système monétaire sont voués à l’échec tout d’abord en raison de sa complexité mal maîtrisée par nos hommes politiques, et puis parce que trop d’intérêts sont en jeu.
Comme tout le monde le pressent, la cause profonde du mal qui nous envahit est d’ordre monétaire, précipité par la crise bancaire. Mais, ce que l’on ignore, c’est que la monnaie émise ne circule pas du tout comme on le croit et fait cruellement défaut dans la sphère réelle de production, tandis que la sphère monétaire et financière en regorge.
Il existe une loi macroéconomique [1] qui commande l’allure de marche de toute activité nationale. D’une précision remarquable, elle démontre que l’épargne joue le rôle du frein, tandis que le crédit joue celui de l’accélérateur. Quand le PIB enregistre une croissance négative, c’est que la sphère réelle manque de monnaie, et inversement.
La conjoncture n’est rien d’autre qu’une économie livrée à l’influence désordonnée, parce que non régulée, des facteurs endogènes opposés que sont l’épargne et le crédit. Si l’épargne est facteur de ralentissement, c’est que l’épargne bancaire est une épargne morte. Elle occupe des parkings monétaires sans utilité pour l’économie, car elle ne circule pas [2].
Le système actuel nous mène lentement mais surement à notre perte, avec une accélération due à la crise, car il repose pour fonctionner sur une progression constante du recours au crédit, d’abord pour neutraliser les effets négatifs de l’épargne bancaire, ensuite pour rembourser les emprunts antérieurs. Nous nous acheminons lentement mais surement vers une économie comparable à celle du Japon d’aujourd’hui, anémiée depuis près de 20 ans malgré sa puissance industrielle.
Si l’on veut sortir de cette impasse, il est vital d’émettre à temps de la monnaie dite permanente, c’est-à-dire sans intérêt, ni échéance de remboursement. Si l’on veut diriger l’allure de marche de l’activité nationale vers la croissance et l’amélioration du pouvoir d’achat, la régulation monétaire est l’unique moyen d’y parvenir et seul l’Etat est apte à en assumer la fonction.

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  1. Jean Bayard dit :

    Merci d'avoir publié cet article me concernant. Vous me faites le plus grand plaisir.
    Bien à vous
    jean bayard

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