UN PROJET DE CHARTE ENVIRONNEMENTALE DES EDITEURS: les éditeurs écolo-compatibles

Il n’existe à ce jour aucun label “bio”, “écolo” ou “solidaire” concernant l’édition des livres ou des revues.
Se retrouvent donc côte à côte en librairie, sans aucun signe distinctif, des livres pourtant très différents : certains ont été imprimés à plusieurs milliers de kilomètres sur des papiers issus de la destruction de forêts primaires, les auteurs ne sont pas toujours nommés  ni rémunérés en droits d’auteur ; d’autres livres ont fait l’objet à toutes les étapes de leur vie d’une attention extrême portée à leur impact sur l’environnement.
Les éditeurs écolo-compatibles souhaitent proposer par ce document une charte “à minima” afin d’indiquer au lecteur que le livre présenté répond à une série de critères sociaux et environnementaux.
Ce projet de charte est officiellement proposé par les éditeurs écolo-compatibles à l’occasion du 30e salon du livre de Paris.
Les éditions Yves MICHEL sont co-fondatrices et souscrivent aux critères ci-dessous. Lorsque vous achetez un livre, vérifiez-vous le lieu d’impression et la qualité du papier ?
Le collectif invite tout confrère éditeur sensible à ces questions environnementales et sociales à rejoindre la discussion.

  • Fabrication

* à moins de 500 km des lieux de stockage.
* sur des papiers 100% recyclés et non blanchis ou labellisés FSC ou PEFC.
* chez des imprimeurs labellisés imprim’vert, certifiés ISO14001 ou signataires de la charte “print environnement”.

  • Vis-à-vis des auteurs

* l’édition est réalisée à compte d’éditeur, l’auteur perçoit une rémunération basée sur les ventes ou le nombre d’exemplaires imprimés.
* les contrats d’auteurs ne comprennent pas de clause d’exclusivité ou d’obligation de présentation des projets : les auteurs sont libres. Je ne mettrais pas ce critère; autant que possible j’inclus la clause de préférence dans mes contrats, pour plusieurs raisons. Y.M.–Yves Michel 2 mars 2010 à 20:53 (UTC)
* le nom des auteurs est clairement indiqué.

  • Redistribution et non destruction

* en cas de mévente, les livres ne sont pas pilonnés mais partent dans des circuits de don ou de distribution alternative.
* dans le cas de documents comprenant des informations périmées (revues, catalogues, agenda…) la destruction est réalisée dans des filières assurant un recyclage intégral.

  • Structure éditrice

* la structure est majoritairement détenue par des personnes physiques.

Pas de réponses

  1. Corso dit :

    Très bonne initiative!
    En tant que vendeur en librairie, mais avant tout amoureux du livre et du papier, je suis concerné au quotidien par cette problématique écologique et citoyenne.
    Nos clients/lecteurs font rarement attention au lieu d'impression d'un livre. C'est lorsqu'ils viennent vers nous pour obtenir le prix d'un livre (car la plupart des livres imprimés en Asie n'ont pas prix sur la couverture) qu'on peut les surprendre :
    – Le prix n'est pas indiqué? Ce livre doit être imprimé en Chine…
    Le dialogue sur l'écologie peut alors s'établir entre nous.
    Je pense qu'une mention explicite en 4e de couverture sera tôt ou tard un critère d'achat écologique.

  2. Lunaire dit :

    Bravo pour cette initiative ! J'espère que les éditeur seront nombreux à rejoindre la cause, a moins d'encore une fois les profits passent avant la planète …

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