Grenelle de l'environnement: l'histoire d'un échec

Grenelle de l’environnement: l’histoire d’un échec
Stéphen KERCKHOVE
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Véritable opération de blanchiment écologique pour les uns, révolution parée de toutes les vertus pour les autres, le Grenelle de l’environnement fut au centre de l’agenda politico-médiatique durant trois longues années.
Fin octobre 2007, l’Etat, les collectivités locales, les syndicats et certaines associations se réunissaient afin de sceller « les accords du Grenelle » : Deux cent soixante-huit engagements marquant une véritable rupture… en matière de radicalité et de positionnement associatif. Les non-dits, reculs et engagements virtuels ont fini de justifier les craintes de celles et ceux qui avaient émis des doutes sur l’objectif caché de ce Grenelle.
A l’issue de la procédure législative, il est nécessaire de tirer les enseignements de cette grand-messe écologique.
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Relance autoroutière, construction de réacteurs nucléaires, inscription de maïs transgéniques au catalogue des semences, homologation de certains insecticides tueurs d’abeilles, inauguration d’incinérateurs, report de la taxe carbone et de la taxe « poids lourds », déclaration d’utilité publique octroyée à un projet d’aéroport situé sur une zone humide… voilà quelques-unes des décisions prises parallèlement au Grenelle.
A la lecture de ces résultats contre-natures, comment expliquer l’engouement dont a fait l’objet ce Grenelle ? Ne faut-il pas, a contrario, ouvrir les yeux sur un processus hors-sol construit avant tout pour saturer l’agenda médiatique et verdir une politique éco-prédatrice ?
Stephen KERCKHOVE vous propose des réponses à ces questions, un bilan ainsi qu’une analyse du Grenelle de l’environnement, qui ne pourront que vous éclairer sur ces trois années de négociation.
Collection: Écologie
ISBN:978 2 913492 87 5
Prix: 10€

Pas de réponses

  1. Responsable web dit :

    dépêche AFP Grenelle
    Trois ans après le Grenelle, une dizaine d'ONG crient à "l'amer déni"
    PARIS – Trois ans après le discours de Nicolas Sarkozy sur le "new deal écologique", une dizaine d'ONG crient à "l'amer déni" et déplorent "l'absence criante de mesures réellement efficaces" dans la lutte contre le changement climatique.
    "Je veux que le Grenelle (de l'environnement) soit l'acte fondateur d'une nouvelle politique, d'un new deal écologique en France, en Europe, dans le monde", déclarait le chef de l'Etat le 25 octobre 2007 à l'issue d'un processus de consultation inédit de plusieurs mois.
    "Le moins que l'on puisse dire c'est que le +new deal+ écologique promis par le président de la République n'a pas eu lieu", estime Olivier Louchard, directeur du Réseau action climat France (RAC), qui réunit des ONG comme Greenpeace, les Amis des la terre ou Agir pour l'environnement…
    "Au contraire, ce que certains redoutaient déjà en 2007 est arrivé: les petites avancées que le gouvernement affiche ne doivent pas masquer l'absence criante de mesures de rupture, structurantes et réellement efficaces", ajoute-t-il ajouté dans un communiqué.
    Le RAC rappelle que la loi Grenelle 1 avait placé la lutte contre le changement climatique au "premier rang des priorités", et juge que la politique gouvernementale en la matière est loin d'être à la hauteur, citant comme premier exemple l'abandon de la taxe carbone.
    Elle "aurait eu le mérite d'enclencher une réelle prise de conscience au sein de la société française", estime Karine Gavand, responsable climat à Greenpeace. Son abandon démontre, selon elle, que l'environnement était "avant tout une tactique électorale" pour le chef de l'Etat.
    Le RAC pointe du doigt la politique en matière de transports, premier secteur émetteur de gaz à effet de serre (26%): "aucun financement pérenne des transports urbains et ferroviaires", "vélo ignoré par l'Etat" et "investissements routiers relancés au mépris de tout bon sens".
    Sur le front de l'énergie, des "objectifs satisfaisants" (23% d'énergies renouvelables en 2020), mais "des outils pas du tout à niveau", estiment les ONG, reprochant au gouvernement de "souffler le chaud et le froid sur les énergies renouvelables, empêchant le développement serein de ces filières".
    Les ONG déplorent aussi "l'absence de mesures climat sur l'agriculture" (21% des émissions), la défiscalisation pour les filières industrielles d'agrocarburants, et les "deux EPR programmés"…
    Elles notent cependant "quelques avancées" comme les plans climat-énergie que les collectivités territoriales devront avoir adoptés pour le 31 décembre 2012.
    (©AFP / 22 octobre 2010 18h35)

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